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Comment trouver son modèle

Cest la 1ère fois que je laisse une autre personne prendre la plume sur ce blog. J’attache une exigence particulière à la qualité des articles postés sur ce site, même lorsqu’ils ne sont pas de moi. Cet article est écrit par Stéphane, un homme qui a toujours été d’une grande inspiration pour moi. Je suis sûr qu’il le sera pour vous. Bonne lecture !

« On dit encore qu’il n’aimait pas les filles,
C’est peut-être parce qu’il se maquille,
Mais moi je l’ai vu en photo dans un magazine,
Avec neuf meufs, dans une limousine ! »

Sinclair, Mon idole

Bonjour,

J’ai mis longtemps à comprendre comment se font les présentations.

Aujourd’hui, je peux affirmer avec quasi certitude qu’il en va ainsi : on présente celui ou celle que l’on connaît le moins bien à celui ou celle que l’on connaît le mieux. Aussi ne devrait-il pas vous venir à l’idée de dire à votre maîtresse : « je te présente ma femme », mais à votre femme : « je te présente mon assistante ». J’allais justement me présenter quand je me suis dit que certains d’entre vous me connaissaient déjà, ce qui me complique donc un peu la tâche. Adressons-nous donc à ceux qui ne me connaissent pas : je m’appelle Stéphane et j’ai lancé en 2006 un site qui parle de séduction, de relooking, de livres et d’un peu tout ce qui rend séduisante la vie d’un homme qui se veut avant tout intéressant.

Depuis 6 ans, ceci me vaut le respect d’une frange de la population masculine dont la bibliothèque ne se résume pas à pc magazine ou macforever, et – de temps en temps – quelques quolibets venus de ceux pour qui c’est le cas (aussi reconnaissables à leur allure chétive et à leurs lunettes, qui les poussent à s’identifier à leur modèle : Neil Strauss). Ce qui m’amène tout naturellement au sujet du jour : comment trouver son modèle, et d’abord faut-il en avoir un ?

Pourquoi avoir un modèle ?

« Et son corps est pétri,
Des parfums de sa vie »

Art Mengo

Commençons par le commencement, et le plus évident. Avoir un modèle, c’est d’abord pour le meilleur,et pas pour le pire. Les chemins qu’il a empruntés pour être celui qu’il est devenu (fût-il à son déclin : toutes les idoles ne meurent pas à 50 ans, le colon débordant de médicaments) sont autant d’indices pour tenter de résoudre les énigmes que la vie s’ingénue à vous poser ces temps-ci.

Et ça marche ! (la plupart du temps). Bien entendu, j’ai cru pendant longtemps que les problèmes qui se posaient à moi se posaient à moi seul, et qu’il était strictement impossible que quelqu’un d’autre sur la planète en ait déjà ne serait-ce qu’entendu parler. Que chaque situation, chaque difficulté avait été fabriquée sur mesure, à la main, à mon intention, et qu’il était inutile de chercher toute situation analogue qui aurait pu, à défaut de la supprimer, du moins l’éclairer. Et bien entendu, j’étais un petit con prétentieux qui gardait les yeux clos sur le piège éternel tendu devant nous : celui de l’unicité : si le système tient tant à nous faire sentir uniques, c’est justement parce que nous ne le sommes absolument pas. Nous sommes déterminés (par nos gènes, notre éducation, notre milieu social, notre construction affective, etc.) dans des proportions qui font froid dans le dos, et qui seraient si déprimantes à regarder en face qu’il est plus facile, confortable et digeste de se sentir absolument inégalé.

Avoir des modèles, c’est se souvenir que, chez les humains aussi, il existe une « chaîne animale ». Non, je ne parle pas des documentaires animaliers à la tv, mais d’une saine « séquence » des choses où l’on se rappelle qu’il existe toujours quelqu’un qui a vécu la même chose que vous, avant vous, et que s’inspirer d’autrui n’a jamais été un signe de faiblesse ou de bêtise. A condition de savoir de qui s’inspirer. Alors justement :

Quel modèle choisir ?

« – Vous seriez à la cour comme un poisson dans l’eau

– Il ne faut pas être un poisson dans l’eau, mais un aigle dans le ciel »

Montherlant, La reine morte

1. Quitte à viser haut, profitez en pour viser grand en ne choisissant pas pour modèle quelqu’un dont l’intelligence se résumerait à l’enrichissement personnel. Même si ce défaut niche plutôt toujours du côté anglo saxon, comme tout ce qui sévit chez eux débarque toujours ici un jour ou l’autre, alors n’y cédez pas où vous finirez par saliver devant votre clavier parce qu’un pauvre type à casquette se filme dans son Audi R8 avec sa caméra digitale commandée sur Amazon pour vendre son lifestyle en téléchargement. Il y a des gens si pauvres qu’il ne leur reste plus que de l’argent, alors n’admirez pas la richesse du compte Paypal, mais la richesse des sens, du goût, des plaisirs, de l’imagination et du partage. J’aime les modèles qui redistribuent leur réussite sur ceux qui les aiment, et qui les ont placés là où ils sont. Bref, le contraire des rappeurs « tout pour la maille » qui s’échappent de leur cité à grands coups d’accélérateur dans leur Mercedes AMG parce qu’ils sont vendus suffisamment de disques.

2. Quitte à faire jouer l’identification au maximum, veillez également à ce que celui ou celle qui vous inspire ait surmonté des difficultés (largement) supérieures aux vôtres. Vous n’êtes pas des filles, il y a mieux à faire que de rêver des mariages de princes et de princesses, qui se sont juste donnés – pour l’un – la peine de naître, et – pour l’autre – celle des intrigues et de la séduction.

3. Enfin, ne vous limitez pas à une personne unique et omnisciente. De la même façon que les grecs avaient plusieurs Dieux, vous êtes en droit de révérer plusieurs icônes, c’est même souvent le signe d’un esprit sain que de ne pas donner raison absolue à quelqu’un.

Attention modèle dangereux

Pour finir, je rappellerai la chose suivante, que je vis hélas trop souvent à mon insu, certains lecteurs ayant l’idée complètement saugrenue – j’ignore pourquoi – de faire de moi un de leur modèles : aussi grande que soit la passion qui vous pousse à s’intéresser à sa vie, souvenez-vous qu’il ignore tout de la vôtre, surtout si vous venez à le rencontrer. N’attendez pas, de sa part, la réciprocité de l’intérêt que vous lui portez, c’est une clause impossible et vous courrez droit vers la déception, symptôme annonciateur d’une frustration qui débouchera sur l’éviction de l’idole de son piédestal, puis à son piétinement sous les crachas. Souvenez-vous toujours : vous avez choisi d’en faire votre modèle. Lui, ne vous a rien demandé…

Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire sur le sujet mais pour un premier article il faut toujours faire un choix et j’ai fait celui-ci. Nous pourrons revenir sur le sujet ; tiens, d’ailleurs, donnez-votre avis : vous voulez la suite ? Dites-le en cliquant sur « j’aime ».

A bientôt, peut-être.

Stéphane

Ps : une autre petite citation en cadeau :

« Etre regardé à travers le prisme d’autres personnes qui vous ont précédé est une marque de sagesse »

Vous avez deviné l’auteur ? Postez la réponse ci-dessous dans la case commentaires :



Alexis  :

Alexis accompagne les hommes sur : Le Leadership Masculin et leur Stratégie Unique pour leur business.

Sur ce blog il éduque et partage ces recherches : Travail de l’Ombre, Stratégies d’entreprise, Biohacking, Respiration, Totale Confiance, Charisme, Authenticité, Circling, Leadership Masculin, Présence, Entrepreneuriat à mission, Traumas Développementaux, Théorie Intégrale, Tantra, Enthéogène, Changement de Civilisation, Système Monétaire, Intimité Radicale, Relations Conscientes, Neurofeedback…

Il a créé de nombreux projets dont le Mastermind Nouvel Homme.

7 réflexions au sujet de « Comment trouver son modèle »

  1. Le style de Stéphane est assez reconnaissable on a toujours l’impression d’en prendre un pour son grade quand on le lit. Mais au moins c’est authentique, et ce n’est jamais inintéressant.

    Je pense qu’il faut savoir choisir des mentors auxquels on puisse s’identifier. Le Mr tout le monde vivant comme nous et qui a du succès. Si on prend Steve Jobs ou Mark Zuckerberg comme mentor je suis pas sur que ça soit très utile pour notre progression.

  2. Oui, très utile et c’est toujours bien écrit.

    J’aime beaucoup : « De la même façon que les grecs avaient plusieurs Dieux, vous êtes en droit de révérer plusieurs icônes, c’est même souvent le signe d’un esprit sain que de ne pas donner raison absolue à quelqu’un »

    Sinon, je donne ma langue au chat pour la citation de la fin.

    Je tente avec quand même ma chance avec le philosophe Alain.

  3. J’ai d’abord associé pendant une fraction de seconde cette citation à Lévi Strauss puis à Bergson. Mon cerveau faisant des associations rapidement. ( prisme = Bergson , sagesse et les autres = Strauss ) Mais il y a matière à réflexion. Dans un second temps j’ai ensuite réfléchi au sens de cette phrase. Il y a quelque chose de non cohérent dans cette citation. Cette suite de mots n’a ni queue ni tête. Et si elle vient d’un grand philosophe de l’histoire ou contemporain je m’engage à écrire un livre baigné d’axiomes sans justifications et bordé de jolies structures alambiqués qui ne veulent strictement rien dire. Peut être peux tu m’eclairer Stéphane!?

  4. Je viens de lire une phrase de Earl Nightingale qui ressemble à ça :

    « Si vous n’arrivez pas à trouver un modèle, alors observez ce que tout le monde fait et faites l’inverse. »

  5. mon modèle : ACHILLE ! Je sais, c’est un personnage d’un autre temps, et mi homme mi Dieu … mais quel héros !

    dans un registre plus classique, Eric Cantona et Alain Soral

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