Le bonheur est contagieux

On base parfois sa vie sur certains principes. Nos grands-parents, nos amis, nos parents nous ont forcément un jour donné une leçon de vie, avec une maxime ou un proverbe qui servirait de socle idéologique à leur existence : « le travail c’est la santé », « quand on veut, on peut », « pars pas les mains vides… »

Chacun allant de sa petite expression, j’irai de la mienne : le bonheur est contagieux, propageons-le.

Scientifiquement prouvé

En effet, une étude réalisée sur 4739 individus suivis entre 1983 et 2003, et publiée en décembre 2008, nous l’a même affirmée.

Ces chercheurs nous certifient que les gens vivant à proximité de personnes heureuses ont plus de chance de le devenir à leur tour. Comme une bonne angine, le bonheur ça s’attrape. Mais pas avec n’importe qui !

Effectivement, d’après cette étude « les collègues de travail n’affectent pas le niveau de bonheur ». Seuls nos amis heureux et les membres de notre famille peuvent nous « contaminer ». En effet, la probabilité qu’une personne soit heureuse est de 42 % si un ami heureux vit à moins de 800 mètres.

La conclusion de l’étude

Les effets du bonheur ou du malheur sur une personne nous affectent jusqu’à trois niveaux de séparation (par exemple l’ami d’un ami d’ami). Les personnes entourées de gens heureux ont le plus de chance d’être heureuses dans le futur. Les statistiques montrent que le bonheur se propage vraiment et que ce n’est pas du à la tendance des gens heureux à s’assembler entre eux.

Un ami qui habite à moins d’1,6 km et qui devient heureux augmente notre probabilité d’être heureux de 25%. Ces effets de propagation ont été constatés entre maris et femmes, frères et soeurs et voisins. Les effets sont néants entre collègues. Les effets diminuent avec le temps et la séparation géographique.

« Le bonheur est une idée neuve en Europe » Saint-Just – le 3 mars 1794

Le bonheur est une valeur de plus en plus recherchée en occident, il suffit de voir les rayons de développement personnel qui grandissent chaque semaine dans les librairies généralistes.

D’ailleurs, les grands de ce monde commencent à intégrer dans leurs analyses le niveau de bonheur des populations (bien-être, qualité de l’environnement…). Le roi du Bhoutan avait instauré l’idée dans les années 70 d’un BNP (bonheur national brut), en lieu et place du PNB – lui en constante augmentation dans tous les pays du monde, tout comme le taux de suicide, de dépression, crimes…

On commencerait donc à se préoccuper de bien vivre et non plus de vivre longtemps ? L’enseignement de Sénèque aura finalement mis 2000 ans à faire son chemin :

«Personne ne se soucie de bien vivre , mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps.»

Alors, au risque d’épandre une véritable épidémie de bonheur, arrêtons de nous plaindre, sourions, et propageons-le ce bonheur !

Bonus Vidéo : Nancy Etcoff décortique le bonheur

Vous découvrirez aussi l’importance de la nature, du sourire, de faire l’amour…

Ainsi que les hormones responsables de l’attirance sexuelle, de l’attirance romantique, de l’attachement et celle des relations longues.

Oui, 4 hormones différentes, ceci explique bien des choses 🙂


9 réflexions au sujet de « Le bonheur est contagieux »

  1. C’est marrant ça, je viens justement de publier un article sur le sujet. Je ne regarde pas le coté viral du bonheur, que je découvre, mais sur le fait de s’attacher au présent pour cultiver son bonheur et être heureux.

    D’une manière générale, il faut essayer de se débarrasser des personnes « toxiques » ou du moins de les repérer pour limiter leurs influences sur nous.

    Merci pour les ressources de ton article.

  2. En plus de l’entourage la notion de responsabilité individuelle reste importante. Ainsi les théoriciens de la PNL (mon dieu ce que je déteste cette expression) évoquent aussi régulièrement le fait que nous ne sourions pas parce que nous sommes heureux, mais que nous sommes heureux parce que nous sourions. C’est pourquoi l’un des mes mentors en langage du corps, Lance Mason, faisait faire à ses participants des sourires exagérés en se regardant dans un miroir. C’était pour eux impossible dans ces conditions de penser à quelque chose de négatif tant la situation était ridicule, d’une part, et tant notre cerveau associe le sourire à des émotions positives, d’autre part.

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