LA HONTE D’ÊTRE MOI : JE NE REPASSE PAS DEUX FOIS DANS LA MÊME RUE

par alexis santin

La honte d’être moi.

Une honte ancrée.

Imperceptible.

Inconsciente.

Qui va dicter mes comportements.

Honte d’être moi, de mes désirs, de ce que je veux…

Honte de repasser deux fois dans la même rue.

BIARRITZ, OCTOBRE 2017, 20H12.

Je passe dans une rue un soir animé avec de nombreux bars qui donnent sur la rue avec terrasse et des gens dehors.

Je passe devant ces bars.

Au bout de 300 mètres, je me décide finalement à rentrer chez moi.

Et là c’est le drame.

Je ne peux pas repasser dans la même rue où je viens déjà de passer.

Ce serait la honte.

Les gens se diraient « vous avez vu, il repasse deux fois dans la même rue »

C’est sûr. Ils se diraient ça. C’est certain  Et ce serait trop dur à vivre.

Et je commence à faire un détour. A passer par une autre rue et rallonger du triple mon chemin pour ne pas passer deux fois dans la même rue.

Je stoppe.

Et j’observe tout ça en temps réel.

J’observe ces pensées agir sur mon comportement.

Ces pensées qui naissent d’émotions non résolues. Ces milliers pensées qui nous gouvernent inconsciemment, mais qui sont générés par ces émotions non résolues.

Et je vois que j’ai cette honte sous-jacente d’être moi.

LE MASQUE DE L’ENFANT DÉFORMÉ

Quelques semaines plus tard, j’expérimente la thérapie par MDMA (voir Multidisciplinary Association for Psychedelic Studies (MAPS) pour toutes les études ou cette vidéo sur MDMA Therapy : https://www.youtube.com/watch?v=Rhhi9H8fNdc)

A la fin de la session, je me revois dans cette rue.

Et je vois deux morceaux de moi.

J’ai cette vision de moi.

Moi avec mon corps, grand, neutre, passif et à côté un enfant. Un enfant au visage déformé.
Nous sommes la même entité mais nous marchons ensemble. L’un à côté de l’autre mais comme si nous étions couvert par un grand manteau.
Comme si le grand protégeait l’enfant et que l’enfant dirigeait la vie de l’entité formée par nous deux. Cet enfant qui avait honte. Cet enfant au visage déformé.

Et puis je vois que ce visage déformé est un masque.

Un masque qui peut se retirer si j’accepte l’enfant comme il est.

Je fonds en larme.

Je touche cette honte profonde d’être moi. Qui donne un gout de « je ne suis pas assez pas bien. »

Au cours des derniers mois, j’ai pu voir à quel point cette honte sous-jacente gouvernait des microcomportements dans ma vie.

Cette honte d’être soi :
– empêche d’être à l’aise dans les relations avec les autres
– d’aller vers les autres naturellement
– réactive la blessure du rejet
– peur d’appeler au téléphone
– petite tension avant de demander à la serveuse de remplir la carafe ou que ce n’est pas le plat que j’ai commandé

Cette honte s’est beaucoup libérée ces derniers temps.

Et ça fait du bien d’accepter cette partie de moi et même de pouvoir repasser deux fois dans la même rue si je le veux 

— Alexis
un peu moins honteux d’être lui

P.S : Hier j’ai raconté cette histoire à un ami, il m’a dit « OH SHIT ! putain, mais c’est fou. Moi aussi, j’ai trop ça. J’ai abordé des CENTAINES de femmes dans la rue, j’ai stoppé un groupe de touristes et leur guide pour me mettre au milieu et leur dire que j’avais un petit sexe, j’ai fait des trucs de dingues… mais passer deux fois dans la même rue, de ce que les autres vont penser, ça… ! »

P.P.S : On va tous guérir ensemble 

par alexis santin

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