Wahoo. Plus d’1 mois et demi sans article.
Moi qui m’étais engagé à écrire un article par semaine. Un petit contrat avec moi-même. Et pourtant… J’ai refait la même erreur. Encore. Celle qui m’a souvent empêtré dans l’inaction et la procrastination.
Quelle erreur alors ? Qu’est ce qu’il s’est passé ? Pourquoi j’ai ressenti ce léger mélange de renoncement, de détachement ou même de sabotage ?

Quoi ? Ça ne vous est jamais arrivé d’abandonner un projet en cours de route ?

Voir trop grand pour tout de suite

J’adore voir grand. J’ai toujours voulu être au top tout de suite. Gagner du muscle en 21 jours. Parler anglais en 24 heures. Être riche en 30 secondes. Je veux des résultats impressionnants sur le champ. Tant qu’à faire…

Alors, je me suis mis une grosse pression tout seul. Vous savez la même que les gras du bide personnes en surpoids qui souhaitant perdre 10kg courent 1h par jour dès la première semaine. Et puis on retourne à nos vieilles habitudes.

J’ai voulu publier un challenge avec 10 articles d’affilée : 10 jours pour être un nouvel homme. Mais mine de rien ça prend du temps d’écrire des articles de valeurs qui donnent envie d’agir 🙂

Je me suis donc retrouvé à ne rien faire face à cette charge. Et je me sentais même coupable de ne pas avancer là-dessus lorsque je travaillais sur d’autres aspects du site. J’ai ainsi commencé à me détacher du site pour éviter ce sentiment. Intéressant comme comportement. J’avais développé ma propre stratégie d’évitement. Pour revenir dans ma zone de confort.

Eviter de ressentir une mauvaise émotion. Au lieu de la laisser s’exprimer, la comprendre puis la voir sous différentes perspectives. J’avais moins d’énergie, je me levais en soufflant le matin, à revivre en pilote automatique. Heureusement, j’ai reconnu les symptômes assez tôt.

Puis j’ai redécoupé mes tâches et actions. J’ai remis de l’ordre un peu autour de moi. Me dégager plus de temps. Retrouver un équilibre entre le travail et le repos. D’ailleurs, j’en suis arrivé à cette petite formule si ça m’arrive encore un jour :

  • Discerner mes fausses obligations ou actions inutiles
  • Redéfinir mon projet de vie et redécouper en petites taches
  • Recommencer par ce qui me fait plaisir

Et ne vous inquiétez pas, je n’ai pas oublié ce challenge : 10 jours pour être un nouvel homme. Il sera à la hauteur de mon absence 🙂

Mais j’ai aussi pu noter 2 autres petites choses.

Ecouter la petite voix qui veut tout saboter

Vous voyez celle dont je parle ? Celle qui te dit, “tu n’y arriveras pas”, “les autres ne font pas ça”, “pourquoi tu ne fais pas comme tout le monde, rentre dans le petit moule qu’on t’a préparé, il est un peu petit c’est vrai, mais si tu te recroquevilles un peu, tu pourras rentré dedans, tu seras bien à l’abri”.

Vous la connaissez cette voix ? Parfois elle se fait plus forte quand votre environnement social n’a pas la même vision que vous de la vie et qu’il refuse votre changement… Pas facile de le nier. Et ce qui rentre dans mon cerveau fait de moi ce que je suis.

Par ce petit principe, j’ai décidé de remettre de l’intelligence comme “input” à ce cerveau. Encore plus de sport, plus de lecture, une meilleure alimentation, plus de repos, et me remettre à écouter mon corps. C’est une évolution du métrosexuel, maintenant je prends soin de ce que je deviens.

  • Prendre du recul pour réexaminer la situation
  • S’entourer de personnes qui nous tirent vers le haut
  • Ecouter la petite voix qui veut tout réussir

Et puis je crois que le moule est vraiment trop petit maintenant.

Laisser les obligations contrôler sa vie

Je l’ai senti quand j’ai commencé à vivre en réaction.

Vivre en réaction ? Quand l’impulsion vient de ce qui nous entoure. On vérifie nos mails, nos messages facebook, que notre chef nous donne des objectifs. On attend impatiemment que les autres nous stimulent… Outch ! Mauvaise habitude…

On se retrouve avec du temps uniquement consacré aux autres… Et à accepter de vivre comme ça, on se retrouve un jour avec trop d’obligations, fournisseur officiel de nos excuses. “Mais tu comprends pas, j’ai pas le temps moi”, “J’ai une famille, du travail, j’ai des amis, j’ai ci, j’ai ça…”

Mais le changement est radical quand le moteur ne vient plus des autres, mais de nos désirs, de soi.

Et puis il faut savoir s’arrêter, comme les athlètes qui gèrent leur temps de repos. La petite formule dans ce cas-là :

  • Prendre 3 jours de congé
  • Lister toutes les petites tâches qui doivent être faites
  • Les faire une bonne fois pour toutes

Ce n’est pas la première fois, est-ce la dernière ?

C’est intéressant de revenir sur ces comportements qui nous éloignent de ce que nous voulons. Et la manière dont on rationalise nos actes.

La question maintenant est : est-ce que je vais apprendre de ça ? Je pense que oui. Revenir sur son comportement permet de mieux se connaitre.

Avez-vous déjà essayé de revenir sur un abandon ? Un échec ? Un désintérêt ? Qui n’a pas arrêté le sport entre 15 et 20 ans ? Simplement essayer de comprendre le pourquoi de nos actes – sans reporter la faute sur les autres (trop facile sinon :).

Voici quelques questions à se poser pour mieux se comprendre, allez-y, répondez-y  :

  • Quelles sont mes fausses obligations ? Combien de temps dans ma journée je passe à réaliser des actions qui créent de la valeur, me rendent plus heureux ou plus détendu ?
  • Quelle est ma stratégie d’évitement ? Quelle histoire je me raconte pour rationaliser mon inaction ?
  • Et est-ce que je prends soin de ce que je deviens ?

Et vous pour quelles raisons avez-vous failli arrêter ou totalement abandonner ?

Alexis
Procrastinateur en pleine guérison