Comment changer… quand le changement est difficile

C’est l’histoire d’un homme qui voulait résoudre un problème.

Il quitta alors son village pour aller chercher conseil chez le plus grand sage de son pays.

Après plusieurs jours de marche, il arriva devant la maison du sage.

Accueilli par le vieux sage, l’homme lui raconta son problème. Après quelques explications, le sage donna la solution idéale au problème de l’homme.

L’homme lui répond alors :

– « Mais je ne peux pas ! »
– « Pourquoi ne peux-tu pas ? » interrogea le sage
– « Si je fais ça, ça ne serait pas moi ! » dit l’homme
– « Exactement. » répondit le sage

La plupart des personnes ne liront pas le prochain paragraphe

La sélection se fait très vite.

Dans chaque groupe :

  • Seule une partie agit
  • Seul un faible pourcentage passe à l’action
  • Peu d’entre eux feront l’effort

Malheureusement la plupart des hommes préfèrent ne pas s’efforcer à faire de leur mieux et se contente de la moyenne ou pire encore, même quand ils ont des capacités supérieures à la norme. C’est difficile de changer, de sortir de la norme.

Pourtant ce qui est un comportement normal est défini par la majorité. Et si la majorité choisit de subir sa vie, de continuer les mêmes routines qui mènent à une vie en pilote automatique avec des relations ternes, alors ce comportement devient la norme, et si vous faites autrement c’est « inhabituel ».

Ce n’est pas un secret

Une attitude différente, des habitudes différentes, des routines différentes vous mèneront enfin au résultat désiré, un résultat différent, donc « inhabituel ».

Afin d’atteindre votre but, il faut vous forcer à faire certaines choses qui mènent à votre objectif et arrêter ce qui vous empêche de produire le résultat désiré.

Que cela devienne le nouveau « vous », quelqu’un qui n’est « pas vous » aujourd’hui.

C’est difficile de changer, de sortir de sa zone de confort.

Mais afin d’atteindre votre but, il faut vous forcer à faire certaines choses qui mènent à votre objectif. Vous avez alors besoin de faire de ce comportement positif une habitude.

Je suis devenu « pas moi »

Je me lève à 5h du matin en ce moment. Je me levais à huit ou neuf heures.

Ce n’est « pas moi ». C’est nouveau. C’est un nouveau comportement.

J’étais timide. J’ai abordé des inconnues.
Ce n’était « pas moi » au début.

Je m’habillais mal. J’ai appris à m’habiller.
Ce n’était « pas moi » au début.

Je n’avais jamais quitté ma ville de province. Je suis parti vivre dans 3 autres pays en 5 ans.
Ce n’était « pas moi » au début.

Je mangeais mal. J’ai revu toute mon alimentation.
Ce n’était « pas moi » au début.

J’étais salarié. Je suis devenu indépendant.
Ce n’était « pas moi » au début.

Et ce qui ne me correspondait pas, ce qui n’était « pas moi » est devenu une part entière de mon identité.

Afin de changer, vous devrez devenir quelqu’un qui n’est « PAS VOUS »

C’est là que les choses magiques arrivent.

Où la magie s'opère ? En dehors de votre zone de confort

Vous devez adopter un nouveau comportement.

Et je sais que certains d’entre vous sont prêts.

Mais quand on veut changer, on fait tous des erreurs :

  • On abandonne aux premiers échecs.
  • On ne trouve plus la motivation.
  • On ne sait pas vers qui chercher des conseils…

A chaque fois, j’ai dû sortir de ma zone de confort et devenir quelqu’un d’autre. Je suis devenu « pas moi », un nouveau moi, un « nouvel homme ».

Pendant cette période de changement, vous aurez l’impression que ça ne vous correspond pas, que ce n’est « pas vous ». Et c’est exactement ça.

Est-ce que je suis en train de changer ?

Quand vous avez l’impression que ça ne vous correspond pas, que vous n’êtes pas sûr d’aller jusqu’au bout : c’est que vous êtes au bon endroit. C’est que le challenge est assez relevé, que vous allez apprendre de cette expérience.

Il faut se faire peur avec ce que nous désirons.

Car si vous n’appliquez pas les mécanismes du changement, si vous ne vous forcez pas à faire des choses qui ne sont « pas vous », vous n’aurez aucune influence auprès de vos proches ni contrôle sur votre propre vie.

Il sera impossible pour vous d’établir des relations fortes avec les personnes que vous aimez. Ou avec les personnes que vous rêvez de rencontrer. Et vous ne pourrez pas progresser, ni atteindre vos objectifs.

Par contre si vous êtes capable de changer, d’adopter les bonnes habitudes qui ne sont « pas vous » alors cela encouragera votre réussite, vous deviendrez plus rapidement attirant et vous n’aurez plus peur de l’aventure ou du changement. Vous vous sentirez motivé devant chaque challenge.

Si vous voulez changer, vous devez adopter un nouveau comportement.

Le Bon, Le Mauvais et le « Pas Moi »

Henry Stack Sullivan, psychiatre américain, a théorisé ce concept en : good-me, bad-me et not-me.

  • Le bon-moi : c’est tout ce que nous aimons de nous-mêmes. Il représente la partie de nous que nous aimons montrer aux autres et sur laquelle nous nous focalisons, car çà ne produit aucune anxiété.
  • Le mauvais-moi : représente les aspects négatifs de notre personnalité. Ce sont les comportements ou croyances qui sont considérés comme négatifs et donc cachés aux autres. Et très souvent à soi-même. L’angoisse que nous ressentons est souvent le résultat de la prise de conscience de cette mauvaise partie de nous-mêmes, comme quand on se rappelle un moment embarrassant ou que l’on ressent de la culpabilité à cause d’une action passée.
  • Le pas-moi : représente toutes ces choses qui sont si anxiogènes que nous ne pouvons même pas les considérer comme une partie de nous. Faire une telle chose créerait certainement de l’anxiété, chose dont nous passons notre vie à éviter. Le « pas moi » est maintenu hors de notre conscience en le repoussant profondément dans notre inconscient. C’est cette partie qui nous empêche de réaliser des expériences.

Le « Pas Moi » doit être un objectif.

N’attendez pas un choc émotionnel pour changer…

La plupart des personnes se réveillent suite à un « choc » émotionnel.

C’est comme ça que s’opèrent les premiers changements dans notre vie.

Mais les personnes réellement intelligentes changent consciemment par une volonté logique et n’attendent pas le cataclysme émotionnel.

Là où certains font la différence, c’est qu’ils n’attendent pas les réflexions de leurs amis sur leurs prises de poids, n’attendent pas d’être quitté par leur petite amie ou d’être au chômage pour se prendre en main, pour changer, pour devenir un « nouvel homme ».

J’admire ces hommes-là.

Comment devenir « pas vous » ?

Sortez des embouteillages. Prenez la prochaine sortie

Peu de gens sont capables de changer.

C’est difficile.

Mais pour obtenir des résultats différents, il faut faire des choses différentes.

1. Imaginer ce que vous désirez et qui n’est « pas vous » :

  • Comment s’habille-t-il ?
  • Comment il se tient ?
  • Comment respire-t-il ?
  • Quelle est la tonalité de sa voix ?
  • Qu’est ce que les gens disent de lui ?
  • A quelle heure se lève-t-il ?
  • Quelles sont ses habitudes ?

Quelle activité si vous la faites chaque jour, vous permettra d’atteindre votre objectif « automatiquement ».

Notez tout, écrivez les réponses, mettez des photos dans un fichier. Ecrivez ce « scénario idéal ».

2. Trouver un mentor, un ami, coach…

  • Qui peut vous aider à changer ?
  • Qui devenez-vous côtoyer plus souvent ?
  • Combien d’heures par semaine ?

On sait à quel point notre environnement social nous façonne. Vous allez donc devoir vous inscrire dans un nouveau club, trouver un ami qui a déjà le niveau que vous souhaitez avoir.

Identifiez une personne qui peut vous conseiller ou qui a atteint ce que vous recherchez.

3. Suivre ses conseils et donner votre feedback

D’ailleurs, je vais vous donner un truc.

L’une des choses les plus puissantes quand vous êtes conseillé par quelqu’un c’est de lui donner votre feedback, votre retour sur expérience. Il va apprécier. Et si son conseil n’a pas marché, c’est encore « mieux » ! Car il sera content que vous ayez suivi ses conseils et ça le poussera à trouver de nouvelles solutions pour vous.

Rien ne satisfait plus un professeur/coach/mentor qu’un élève assidu.

Vous devez adopter un nouveau comportement, et l’adopter par un processus d’apprentissage.

Malheureusement, que ce soit un manque de confiance, par paresse ou par peur la plupart des personnes sont incapables d’aller au bout. C’est souvent trop difficile seul.

Mais je sais que certains d’entre vous sont prêts.

Que faire dès maintenant ?

Le temps est une ressource que nous avons tous en quantité égale, pourtant certains font plus dans la même période.

Vous pouvez donc être au-dessus de la moyenne si vous décidez d’utiliser votre temps d’une manière productive plutôt que de faire comme tout le monde.

1. Choisissez un seul comportement, qui n’est pas vous aujourd’hui, mais que vous aimeriez adopter.

Exemple de comportement que vous pourriez viser :

  • S’imposer une fois par jour.
  • Ecouter et être curieux une fois par jour.
  • Dire non une fois par jour.
  • Faire du sport une fois par jour.
  • Ecrire une fois par jour.
  • Lire une fois par jour.

2. Renseignez-vous auprès des meilleurs sur la bonne façon d’avoir ce comportement (30 min de recherche suffiront pour démarrer, faire le premier pas et appliquer les premières techniques).

3. Commencez maintenant. Et forcez-vous à adopter ce comportement une seule fois dans la journée pendant 30 jours.

Pour vous auto-coacher : mettez une alarme en route quotidienne à une heure précise, qui s’activera chaque jour pour vous rappeler d’avoir le comportement souhaité.

– Alexis
DDE du changement

12 réflexions au sujet de « Comment changer… quand le changement est difficile »

  1. Merci beaucoup pour votre article, il est très intéressant.

    Vous avez raison de dire que la plupart des gens attendent le choc émotionnel pour opérer un changement dans leur vie. Et je pense pour ma part, que cela est justement dû au fait qu’à de tels moments, les gens ne se trouvent plus dans leur zone de confort. Le changement devient alors inéluctable…

  2. Salut Alexis, je découvre ton blog, ravi de tomber sur des articles de qualité 😉 Je me reconnais dans ce que tu écris, ayant vécu des choses quelque peu similaires. Mes réactions à chaud…

    « Il faut se faire peur avec ce que nous désirons » : très belle tournure qui me rappelle l’une des phrases de Tim Ferriss qui m’a le plus marqué : « Ce dont on a le plus peur, c’est en général ce dont on a le plus besoin »

    « Trouver un mentor, un ami, coach » : le point que beaucoup négligent, pourtant c’est fondamental ! Lorsqu’on est seul, le risque de se retrouver bloqué parce qu’on ne se rend pas compte de ses erreurs est énorme… La manière la plus sûre de réussir est de s’entourer de personnes qui sont déjà arrivées à destination 😉

    En fait je pense que les premiers changements s’opèrent lorsqu’on cesse de voir le « pas moi » comme un corps étranger et qu’on commence à comprendre qu’il fait déjà partie de nous. Je reprends l’exemple du timide qui n’ose pas aborder les inconnues. Certes il a peur donc ce n’est « pas lui », mais d’un autre côté il en a envie donc c’est déjà lui !

    Finalement que ce soit la richesse, les femmes ou la santé, tout est dans la tête : avoir un désir brûlant de changer et une conviction intime que ce soit possible, assumer complètement la personne que l’on veut être… et perséverer jusqu’à la devenir !

  3. Que du bon sens !… Hélas que je n’ai pas, ou du moins, que je n’ai pas encore !.
    Je suis exactement comme toutes ces personnes que vous décrivez ci-dessus, je baisse les bras au moindre effort, dès que je sors de ma zone de confort, je me sens lasse et si déprimée que j’y retourne pour m’y réfugié… Je sais, ce n’est pas très glorieux ! Mais je me suis tellement enfermée dans mon monde, recluse toute seule, que le changement me terrorise voire me plombe comme si j’avais du plomb dans le tout le corps qui m’alourdit !.
    Pas brillant… Je le sais!!!

  4. Bonjour Alexis,
    Franchement très bon article mais une question me viens à l’esprit.
    Comment être sûr que l’on prend bien la direction du « pas moi » et non du « mauvais moi » ? Ça se trouve tous les efforts que l’on fait pour changer auront comme finalité d’être négatifs pour nous et notre entourage. Tu donnes des exemples assez soft à la fin de ton article sur des comportements que l’on pourrait adopter mais lorsque ceux-là sont un peu plus dans l’extrême, des effets néfastes peuvent se produire. Y a t-il des signes qui montrent que l’on va bien dans la bonne direction ?
    Au plaisir de te lire 🙂

    1. Bonjour Richard,

      Pour répondre rapidement :

      Le mauvais-moi : c’est facile (manger des chips en cachette)
      Le pas-moi : c’est difficile (supprimer les chips de son alimentation)

      Les changements difficiles ne sont pas néfastes. C’est la facilité qui est néfaste, c’est l’inaction qui nous embourbe dans le mauvais-moi.

      Quand on change, c’est qu’il y a une volonté d’amélioration. Il y aura un changement de valeur surement. Ca ne plaira pas forcément à tout le monde.

      Mais c’est la bonne direction.

  5. Allez vous faire foutre bande d’enfoirés c’est pas en 15 jours qu’on change il faut des années d’efforts acharnés au quotidien sale menteurs que vous êtes

    1. souvent je retombe dans mon ancien moi et comme je sais que je peux faire un shift, je le fait des que je m’en rend compte mais ça peux durer un mois, 2 semaines, 2 mois, un échec et je cherche à me raccrocher à quelque chose et finalement, je coule.

      Et quand j’ai trop souffert, je shift

      cécile

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