C’est toujours de votre faute

On sait aujourd’hui que la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent (abandonnent ou pire n’essayent pas) se traduit principalement par des croyances et des habitudes de pensées différentes.

Je vais vous parler d’une en particulier.

Vous connaissez surement ces gens qui rejettent constamment la faute sur les autres ou sur un élément non-contrôlable ? Ces gens-là arriveront rarement au bout de leurs projets.

Pour certaines personnes, leur cerveau est « calibré » de manière à reporter la responsabilité sur les autres. Je veux bien avouer que c’est plus pratique. Mais au final, c’est une stratégie perdante.

Ces  moments, où nous cherchons un responsable à une situation, sont des instants précieux de remises en questions.

« c’est de ma faute, j’aurai pu faire plus attention, anticiper, prévoir, j’aurai dû faire ça… »

Avec les autres

Une des manières les plus efficaces d’évoluer, de mieux comprendre, de s’améliorer, c’est d’assumer sa part responsabilité et même un peu plus.

« Chacun de nous est responsable de tout devant tous. » Fiodor Dostoïevski

  • Vous travaillez trop  ?
  • Vous n’attirez que des femmes à problèmes ?
  • Vous n’êtes pas satisfait de votre corps ?

Vous êtes responsables de bien plus de choses que vous ne le croyez.

Evidemment. L’Homme a trouvé une parade face à sa responsabilité : les excuses. « Je n’ai pas le temps, c’est le destin, c’est à cause de… »

Dans le dernier podcast, Ludovic nous expliquait « c’est plus facile de se plaindre que de changer ». Mais en choisissant la facilité, vous avancerez rarement – contrairement au choix de la simplicité.

« Vous êtes le plus grand responsable de tout ce qui se passe dans votre vie. »

Les éléments non-contrôlables

Je vous cite maintenant, celui qui m’a inspiré cet article.

«C’est le fait d’un ignorant d’accuser les autres de ses propres échecs ; celui qui a commencé de s’instruire s’en accuse soi-même ; celui qui est instruit n’en accuse ni autrui ni soi-même.»
[ Epictète ] – Extrait du Manuel d’Epictète

Ça mérite quelques explications.

Epictète, philosophe grec, sait qu’il existe des évènements qui ne dépendent en rien de nous. Et celui qui est instruit – le sage – a mis toutes les dispositions de son côté pour réussir, cependant des évènements extérieurs qui échappent à son contrôle ont détourné ses plans.

Mais figurez-vous que nous contrôlons bien plus d’éléments qu’on ne le pense. Contrôler est un grand mot, mais nous jouons d’un effet sur toutes nos interactions. En effet, chaque acte, parole ou geste est une expression de ce que nous sommes. Et comme « les petits ruisseaux font les grandes rivières », votre responsabilité est toujours en cause. L’effet papillon en est aussi une bonne illustration.

Exemple – La qualité de votre passe au foot :

Vous dribblez, un ami se démarque sur le côté droit, passe tendue, il manque légèrement son contrôle, se fait charger, il perd la balle, contre-attaque, but. Le stade le prend en grippe, vous n’en pensez pas moins. Vos autres coéquipiers lèvent les bras au ciel. Mais si vous lui aviez donné une balle un peu plus en profondeur, il aurait pu faire quelque chose de mieux. Le résultat aurait pu être différent.

Bien sûr, ce joueur porte plus de responsabilités, mais si vous souhaitez progresser, il va falloir être conscient de la vôtre et de ce que vous pourriez apporter de mieux la prochaine fois.

« Tout le monde porte une part de responsabilité avec soi, et bien prenez-en encore plus. »

A force d’être plus responsable, vous observerez la force et l’influence de certains gestes, de minimes paroles, des choses légères que l’on perçoit à peine, mais qui mises au bout du compte font la différence.

« Signes distinctifs de l’homme en progrès :  il ne blâme personne, ne loue personne, ne reproche rien à personne, n’accuse personne ;  il ne dit jamais rien qui tende à faire croire qu’il sait quelque chose ou qu’il est quelqu’un. En cas d’échec ou d’obstacle, il ne s’en prend qu’à soi-même. » Epictete.

Votre vie, votre job, le choix de vos amis, le fait que votre petite amie vous prenne la tête, que votre femme veuille vous quitter, que vous soyez pessimiste, malheureux, timide, inculte, trop gentil, méchant, colérique, nerveux…

« We are who we choose to be » – Will Smith

TOUT est de votre faute.  Et bien sûr le jour où vous réussirez, vous en serez encore le plus grand responsable !

BONUS – No excuses ! (en anglais)

crédit photo : impossible cool

Travail de l’Ombre, Biohacking, Respiration, Totale Confiance, Charisme, Authenticité, Circling, Leadership Masculin, Présence, Entrepreneuriat à mission, Traumas Développementaux, Théorie Intégrale, Tantra, Enthéogène, Intimité Radicale, Relations Conscientes, Neurofeedback…

Alexis Santin – Fondateur de Nouvel Homme

15 réflexions au sujet de « C’est toujours de votre faute »

  1. Tres bon article… Cela me fait penser a un proverbe arabe qui dit:
    « Qui veut faire quelque chose trouve un moyen.
    Qui ne veut rien faire trouve une excuse. »

  2. C’est l’un des fondements de toute amélioration : accepter sa part de responsabilité.
    Et pourtant, il est si facile dans l’emprise du quotidien de chercher d’abord des coupables pour s’épargner une remise en question.
    Merci pour ce rappel bien écrit !

  3. ET moi cela me fait penser a cette fameuse citation de Confucius :
     » Au lieu de lutter contre les autres, il vaut mieux lutter contre soi même et trouver des moyens d’être meilleur  »

  4. Je suis daccord mais à un certain degré car si on se met en fautif en permanence ça ne permet pas d’avancer.
    Au contraire on se blâme et se remet en question alors que ça n’a pas lieu d’être.
    Ça affecte beaucoup la confiance en soi.

  5. « TOUT est de votre faute. Et bien sûr le jour où vous réussirez, vous en serez encore le plus grand responsable ! »

    Ouf!!!! ça c’était une sacré conclusion. XD
    Bon je suis tombé sur cet article qui était en lien de l’article 5 astuces pour développer une attitude positive. Y’a du bon dans cet article mais de la à dire que tout est de notre faute ou que c’est toujours de notre faute, mon avis est mitigé, il n’y a pas que des gens bien intentionné dans notre société, dans notre lieu de travail, etc. Mais bon, il faut savoir faire avec et aller de l’avant c’est ce qui permet d’avancer dans la vie. Et puis comme le dit la célèbre réplique dans un Taxi pour Tobrouk de M. Audiard: « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. »

  6. Vos conseilles sont tops, on prend maintenant conscience de note responsabilité. Mais de tout de même il est dangereux dans le developpement personnel d’être en persuadé qu’on est toujours fautif.
    Merci encore une fois

  7. Si tout est de votre faute, par conséquent cela signifie que presque tout est contrôlable et donc le plus beau est que l’on peut tout changer !
    Les personnes se disant cela sont généralement les grands dépressifs prenant toute la responsabilité sur eux ou ceux ayant une volonté forte à vouloir tout contrôler.
    Pourtant la liberté, le libre-arbitre, le déterminisme, les inégalités sont tant de choses qui réfutent cette si belle conclusion.

    Car, non, tout n’est pas de votre faute.
    Il ne faut pas pour tout rejeter sur l’extérieur. Mais tout s’attribuer relève de la même bêtise.
    Il y a dans chaque évènement une part de concours de circonstance et de responsabilité. Il en va de même pour votre réussite. Il y a un moment où il faut admettre vos limites.

    Au final, quoi que vous ayez fait, vous allez mourir. Alors faites de votre mieux pour avoir une belle vie, c’est là le plus important. Pas nécessairement de savoir qui aura cassé le barrage. Même si quand quelque chose arrive il est parfois bon de voir ou (et si il y a) se trouve sa part de responsabilité pour continuer dans la bonne voie.

  8. Un article intéressant, mais un peu trop court et mal développé. Il commençait pourtant bien en dénonçant ceux qui rejettent toujours la faute sur les autres, mais il dérive trop. Faire tout blanc ou tout noir n’est pas bon.

    Même dans une relation, ce n’est pas un seul qui est responsable, mais les deux. Penser un minimum à la logique que vous dénoncez. Par exemple : un couple est constitué de deux individus. Si votre femme veut vous quitter, c’est qu’elle n’est pas heureuse. Elle est donc tout aussi responsable de sa situation. Tout n’est donc pas de votre faute. C’est aussi la sienne. Après cela peut être un peu plus votre faute. Ou un peu plus la sienne.

    La personnalité se crée durant l’enfance, un âge où l’on est plus ou moins conscient de sa place dans le monde. Même si on peut plus ou moins la changer, cela prend du temps, parfois des années, presque une vie. Les scientifiques ne sont mêmes pas d’accord sur ce point et vous, vous l’affirmer.

    Et puis, il y a pire.

    Un exemple très simple. Votre pote qui fait bien moins d’effort que vous, alors que vous avez travaillé tous les jours, vous a écrasé en lutte ? Ses deux parents sont des masses de muscles. Les vôtres des brindilles.

    Ou encore. Vous avez une réunion professionnelle tardive au bureau et vous vous couchez tard. Le lendemain, vous vous réveillez en pleine forme, frais et dispos. Mais votre collègue lui est très fatigué. Pourtant vous avez une vie identique.
    Quelle est donc la faute de votre collègue ?
    C’est simple : votre collègue a besoin de plus de sommeil que vous. Il est fatigable. Le rythme imposé par la vie ne lui permet pas d’imposer son propre rythme sans y perdre au change. Au fil des années, cela déteindra sur ses performances. Au final, vous lui passez devant pour la promotion.
    Mais votre collègue aurait pu choisir de travailler moins et de plus dormir (si le patron lui permet ce qui est rare et les médicaments ne remplacent pas le sommeil). Malheureusement, là non plus, il n’aurait pas pu avoir la promotion.
    Car soit il fournit moins de travail, soit il est moins performant.
    Que se passe-t-il alors quand ce n’est pas aussi bénin qu’un simple besoin de sommeil ?

    C’est en vivant auprès de ces personnes (mon petit frère) qu’on apprend que beaucoup de gens sont atteints de troubles phycologiques et physiques. Voir les deux. Non. Ce n’est pas un cas à part. Ils sont beaucoup dans ce cas. Ces personnes-là ont clairement un désavantage et ce qu’ils ont n’est pas nécessairement marqué sur leur figure et ils ne vont pas aller s’en vanter. On ne va pas leur retirer toute responsabilité, non, mais dans beaucoup de cas, ils sont victimes de leur propre corps.

    En conclusion. Votre faute ? La rejeter, certainement pas. Mais il vaut savoir la relativiser selon les situations.

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