Avez-vous le cerveau d’un gay ?

Les cerveaux de la femme et de l’homme sont-ils différents ?

Je regardais la dernière de Zemmour.

Il était face à la féministe : Isabelle Alonso.

Au-delà de la discussion stéréotypée entre les 2, Eric Zemmour a cependant  fait une bonne remarque lorsqu’il a indiqué que la biologie jouait un rôle déterminant dans notre comportement.

Dans The Male Brain, Louann Brizendine, une femme, auteur notamment de « Les Secrets du cerveau féminin » (disponible en poche) nous explique cette fois : les secrets du cerveau masculin.

Les hommes et les femmes sont différents dès la conception. Les petites testicules génèrent déjà dans le ventre de maman de la testostérone qui va façonner son cerveau.

Voici 5 différences majeures entre un cerveau féminin et un cerveau masculin :

  1. Aire préoptique médian MPOA : Cette zone correspond à la recherche de sexe. 2,5 fois plus grosse chez l’homme.
  2. Jonction temporelle-pariétale TPJ : Pour trouver des solutions lors des interactions sociales. C’est plus actif chez l’homme qui reste moins longtemps dans l’empathie et cherche tout de suite une solution rapide.
  3. Noyau dorsal pré mamillaire DPN : La zone de la défense du territoire. Plus large chez les mâles humains que chez les femelles humaines. Cette zone permet de détecter ce qui pourrait attaquer ou venir sur notre territoire.
  4. Aire tegmentale ventrale VTA : Le centre de la motivation. Fabrique de la dopamine requise pour la motivation, les récompenses et initier l’action. Plus actif chez l’homme.
  5. Neurones mirroir : Sert pour l’empathie, à ressentir les émotions de l’autre. Plus gros et plus actif chez la femme.

Et oui…

La façon dont se construit notre cerveau n’est pas déterminée par hasard…

…et pas seulement par notre éducation.

La conception du cerveau se façonne avec les hormones. Lorsque le cerveau est stimulé par de la testostérone ou de l’oestrogène, cela active et désactive des gènes différents.

D’ailleurs face à problème qui engendre des émotions, la zone qui « cherche et résout les problèmes » se met en marche immédiatement chez l’homme. Alors que la femelle homo sapiens sa première réaction est d’être dans l’empathie.

Ceci explique de nombreux conflits dans les relations. Souvent, votre femelle ou celle que vous convoitez ne veut pas entendre vos conseils… Elle veut juste se plaindre être écoutée et sentir une connexion émotionnelle avec l’autre personne (car la femelle homo-sapiens n’a pas besoin de conseil, elle a toujours raison 😉

Nous sommes obsédés par la hiérarchie

Il suffit de voir les militaires ou les classements des championnats.

Notre but est d’être en haut de l’échelle sociale ou d’être ami avec ceux qui sont au plus haut.

Dès 2 ans, le cerveau d’un garçon le pousse à construire une domination physique et sociale. Les garçons passent plus de 65% de leurs temps à des jeux de compétion, contre 35% chez les filles.
D’ailleurs si des petites filles sont exposées à de la testostérone (du à une maladie), elles préféreront jouer aux petites voitures ! True story.

Comment devenir le mâle dominant de la cour de récré ?

Les scientifiques ont découvert que les enfants qui dominaient dans la cour de récré étaient ceux qui avaient le taux de testostérone le plus élevé.
Ils ont aussi démontré que les leaders ou les fameux « alpha male » ne sont pas forcément les plus forts

Par contre, les mâles dominants sont toujours ceux qui refusent de fuir face un conflit. [Weisfield 1987]

Pour devenir un caïd : filez booster votre testostérone !

Un cerveau d’un homme gay fonctionnerait comme celui d’une femme

Chaque cerveau est soit homme, soit femme.

Et il est même différent selon votre orientation sexuelle.

Le cerveau des hommes gays a plus de similitudes avec celui des femmes que celui d’un homme hétérosexuel. Tout ceci est démontré par de nombreuses études.

Comme c’est un sujet controversé, voici les sources : Swaab, 1990, 1995, 2009. Allen 92. Savic 2008. Levay 91. Kinnunen 2004,.Rashman 2005, 2008. Cependant les études seraient encore trop peu nombreuses pour tirer une conclusion. Pourtant les 9 études sur le sujet arrivent à la même conclusion.

Par exemple, dans les taches spatiales comme la navigation, les hommes hétérosexuels sont meilleurs que les gays et les femmes – qui eux sont à niveau égal. Étonnant.

Vous en pensez quoi ?

Travail de l’Ombre, Biohacking, Respiration, Totale Confiance, Charisme, Authenticité, Circling, Leadership Masculin, Présence, Entrepreneuriat à mission, Traumas Développementaux, Théorie Intégrale, Tantra, Enthéogène, Intimité Radicale, Relations Conscientes, Neurofeedback…

Alexis Santin – Fondateur de Nouvel Homme

18 réflexions au sujet de « Avez-vous le cerveau d’un gay ? »

    1. Je te conseille le livre Ludovic.

      Notamment pour la thématique de ton site.

      Même s’il n’y a rien de nouveau (à part le chapitre sur l’orientation sexuelle). Il y a de nombreux exemples et explications sur le leadership/statut social.

      On y trouve surtout le « pourquoi », les raisons ancrées dans notre cerveau.

      (la moitié du livre comporte les références scientifiques)

  1. « Vous avez appris des choses ? Tant mieux ! »
    Pas appris grand chose, moi…. à part:

    1/ l’auteur de l’article n’est toujours pas capable de détecter ses erreurs de logique:

    – « Cependant les études seraient encore trop peu nombreuses pour tirer une conclusion. »

    Cela invalide tout l’article qui ne présente que des conclusions et des vérités binaires assénées un peu trop facilement..

    2/ On oublie quantité de catégories, par exemple les hommes bisexuels… Ou encore les hétéros qui sont devenus homosexuels. Qu’en est-il des homos bien virils ? ( peut être que les homosexuels dans l’armée n’ont pas le cerveau d’une femme… )

    3/ « Nous sommes obsédés par la hiérarchie – Il suffit de voir les militaires ou les classements des championnats. »
    Ha ben si, les militaires, on les voit là (mince, je pensais que les militaires étaient là pour accomplir leur mission.. pas pour montrer leur obsession de la hiérarchie…)
    De plus je constate également que les classement de championnats ne concernent pas du tout les femmes, qui ne concourent à aucun concours, parce que bon, les championnats, elles n’aiment pas ça, pis elles sont pas faites pour ça.
    Il va falloir l’expliquer à nos amies Jeannie Longo, Laure Manaudou, Justine Hénin ou encore Gina Carano .. vous êtes pas faites pour ça les filles!!

    4- « Maitenant filez booster votre testostérone ! »
    On peut aussi booster son esprit critique, son esprit d’ouverture, et sa capacité à voir le monde autrement qu’à travers un filtre binaire « moi et mes potes mâles dominants VS les tapettes / les gonzesses »

    1. @Yann, pourquoi aussi catégorique?! Alexis ne dit pas que c’est tout blanc ou tout noir.
      Il parle de zones du cerveau qui sont plus développées chez certains que chez d’autres. Certaines de ces zones sont typiquement masculines et d’autres typiquement féminines.
      Si la compétition peu être achernée chez les mecs, cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas du tout chez les femmes, voire qu’il n’y ait pas de femmes qui soient plus compétitives qu’une bonne partie des mecs. Alexis expique dans son article (en citant le livre) qu’on a tous des zones du cerveau qui correspondent à certaines tâches et ces zones sont plus ou moins développée selon les individus. Ce n’est pas 100% chez X et 0% chez Y, comme tes commentaires le laissent entendre.

      Et dire à la fin que « les études seraient encore trop peu nombreuses pour tirer une conclusion.” n’invalide pas l’article pour autant. Cela veut juste dire que les études qui ont été menées jusqu’à présent vont dans ce sens, mais qu’elle ne sont pas encore assez nombreuses pour que soit écrit dans nos manuels scolaires!

    2. Le commentaire de Yann est pertinent. Alexis, Je veux simplement souligner que ton interprétation de ces études scientifique est abusive, et ta démarche semble loin d’être impartiale. Tu tires des conclusions inverses à la source que tu cite en lien:
      http://www.neur-one.fr/HOMOSEXUALITE%20ET%20CERVEAU.pdf

      1/ Rien ne permet de conclure à l’origine innée ou acquise des différences de performances entre les hommes, les femmes, les homosexuels.

      Eh oui! la compilation des résultats des tests d’aptitude publiés depuis vingt ans montre une réduction progressive des écarts de performance entre les sexes, ce qui va de pair avec l’intégration accrue des femmes dans la vie sociale et professionnelle. D’autre part, ces types de tests employés en neuropsychologie ne mesurent que des opérations mentales, élémentaires, qui sont bien loin des capacités d’intelligence et d’imagination de la pensée humaine.

      Dois-je également rappeler que les mesures de performances sont des moyennes
      statistiques. En fait les différences de scores entre les sexes sont modestes et n’excèdent pas 10-15 %. Cela signifie que la dispersion des valeurs est telle qu’on trouve un nombre non négligeable de femmes qui sont meilleures dans les tests des hommes et réciproquement.

      2/ L’utilisation abusive de la biologie pour expliquer les différences entre les groupes sociaux, y compris entre les sexes, reste une vraie menace. A l’avenir j’espere que tu évitera de faire passer des spéculations pour des vérités scientifiques.

      J’arrête ici ce commentaire qui est déjà un peu long, et pourtant il y aurait encore beaucoup à dire, entre autres sur ces schémas ahurissants des cerveaux Homme/Femme en début d’article, et sur la question de l’obsession des hommes par la hiérarchie que tu semble imputer directement à une cause biologique…… sans commentaire. Je ne dirai rien non plus de ta conception de la si bien nommée « femelle homo sapiens », puisque je présens que mes efforts seraient vains, vu le niveau de conditionnement manichéen dont tu fais preuve.

      Allez, et si on osait un peu se remettre en question toutes ces visions rétrogrades de l’être humain? 😉

  2. Article intéressant, cependant il serait interessant d’avoir un un point d’équilibre entre l’explication du tout par l’inné (héritage biologique, déterminisme…) ou par l’acquis (expériences, goûts, affinités…) ainsi que l’impact que cela peut avoir dans notre construction d’homme.

    Je remarque que c’est un genre de réflexion moins tranché que l’on retrouve moins dans les études américaines et beaucoup plus ici. Sans doute un héritage des lumières et ce n’est pas plus mal 😉

  3. Article très intéressant , je vous conseilles d’ailleurs sur le même thème rapport Homme/Femme l’excellent ouvrage de John Gray : Les Hommes viennent de Mars , les femmes de Vénus .

    Je me suis a de nombreuse reprise reconnu dans ce livre , sur mes façon de penser et de réagir avec la gent féminine .

    Très bon bouquin que je recommande fortement !

  4. Très intéressant cet article ainsi que ces sources !

    Il est vrai que le point de vue est penché dans une seule direction. D’ailleurs j’ai entendu dire (je ne sais plus d’où) que les femmes avaient de plus forts désirs sexuels que les hommes.

    Du moins il y avait eu une expérience où l’on s’est aperçu que les femmes étaient très rapidement au courant dèlors qu’un homme venait dans un périmètre restreint comparé au cas inverse.

  5. Bonjour. Je suis moi même chercheur sur les questions de genre et de sexualité: c’est pour cela que je lis des blogs de mode, phénomène intéressant quand aux variations actuelles sur les masculinités (et oui, il n’y en a pas qu’une. Je salue le commentaire de Fabrice d’aillleurs) Je suis heureux d’être tombé sur ce post qui me servira parfaitement à illustrer la grande confusion qui peut résulter d’une mauvaise vulgarisation scientifique. Il existe assurément des différences biologiques entre les hommes et les femmes. Mais faire de ces différences des critères qui fixeront des sexes et des genres est déjà beaucoup plus discutable. XX et XY avons beaucoup plus de similarités biologiques que de différences. D’ailleurs pouvez-vous toujours et sans erreur discerner les mâles et les femelles de toutes les espèces? des plantes? Quant aux gays et aux femmes qui ont « moins le sens de l’orientation, on en touchera un mot à Léonard de Vinci ou à Alexandre le Grand…

    1. Michel, toutes les études abondent dans le sens indiqué en fin d’article.

      Je prends moi-même plus de pincettes que les chercheurs et ne tire aucune conclusion (c’est la différence entre le conditionnel et l’indicatif).

      Vous semblez être parti pris.
      Pour un chercheur, ce n’est pas de bonne augure.

      Dans tous les cas, je vous invite à lire le livre ainsi que les études données comme source pour faire vos recherches plutôt que des blogs de mode.

  6. Je ne sais pas comment fonctionne le cerveau d’un gay (homme ou femme) mais j’ai récemment vu une série télévisée sur une communauté gay. Le narrateur, un gay, raconte que contrairement aux hétéros, les gay pensent plus souvent au sexe. Toutes les 8 secondes contre toutes les 28 secondes pour les hétéros. Ensuite, un gay peut aussi bien être un divisionnaire dans la police, ou être un commandant dans la gendarmerie, dans l’armée, etc. (ces derniers ne marchent pas en se déhanchant, vous vous doutez bien). Je me permets de l’écrire car je le sais de source sûr.
    Enfin, c’est nous les femmes qui vous mettons au monde, gay ou hétéro. C’est pour quoi, nous acceptons cette version féminine de l’homme. Et non, nous ne sommes pas obsédés par la hiérarchie. Tous les humains, qu’ils soient hommes ou femmes ne naissent pas « alpha ».

  7. Ahh… j’ai bien ri !
    Quel ramassi de conneries pseudo-scientifiques, moi qui pensait que son webmestre était intelligent.
    Toujours les même conneries pro ou anti-gay. On ne sait rien mais on en parle et moins en on sait, moins c’est scientifique et plus on parle pour en parler.
    Parce s’il y a bien un domaine où la médecine est complètement nulle, c’est le cerveau, ce qui fait notre âme, notre individu.
    Classer les gens par le cerveau ou l’héridité amène à l’hégémonisme qui finit par les camps de concentration.
    Je suis bisexuel puisque je dois me classer dans une catégorie socio-sexuelle. J’aime autant les femmes que les hommes et je n’ai jamais choisi et ne choisirai jamais entre les deux.
    Je n’ai pas de problème à me localiser sauf quand il n’y a pas les noms de rue.
    J’ai un Q.I. « normal ».
    Je suis normalement aggressif et je ne suis pas spécialement efféminé.
    J’élève normalement et au mieux mes enfants pour qu’ils puissent vivre au mieux dans notre société de tarés.
    Je gère mon côté féminin et il m’arrive de chialer comme tout le monde sur un film tarte.
    Je pense au sexe dix fois par heure quand je ne suis pas concentré.
    Homme comme femme, nous pensons tout le temps au sexe quand nous ne sommes pas stressé ou sous contrôle de nos morales judéo-chrétiennes rigides et castratrices.
    Voilà : je suis heureux comme je suis même si tout n’est pas parfait et je n’ai pas besoin de http://www.nouvelhomme.fr pour continuer à l’être.

    P.S. : Une rédactrice nous rappelle que les femmes mettent les bébés au monde. Certes, Ouais !! Bon, je lui rappelle que les hommes fécondent les femmes qui mettront au monde les bébé. Chacun son rôle.

  8. Tout est vrai jusqu’à être démenti ou affiné dans les nuances.

    Si nos parents nous contraignent à apprendre le piano ou si avant la naissance l’utérus baigne dans la musique, nous serons altérés dans l’esprit et toute forme d’habituation dans l’esprit verra ses traductions dans les synapses.

    Donc les traces cérébrales d’une orientation sexuelle sont insuffisantes en elles-mêmes à démontrer entièrement que l’on visualise la causalité de l’orientation sexuelle.

    Les recherches IRM sur l’évolution de l’interception des stimuli sont tout à fait révélatrice de la malléabilité de notre cortex.

    Etre scientifique c’est exercer une curiosité honnête. Chasser l’ego n’est n’est pas spécifiquement le trait de ceux qui ont une carrière scientifique.

    Conclusion : l’habituation, l’entraînement affectent l’esprit ET le cerveau.

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