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Comment lire plus vite en 10 min ?

par alexis santin

Merci à Arthur membre des programmes de formation : Mastermind 2.0 de l’été 2014, Habitudes Qui Durent et Identifier Vos Talents d’avoir rédigé cet article. Vous découvrirez comment lire rapidement et optimiser votre temps temps de lecture et de compréhensions.

Le facteur limitant n’est pas la quantité d’information. C’est le temps. Et le discernement.

unnamed Emerson disait qu’étant donnée la taille de la Bibliothèque de France, vous pourriez y lire de l’aube au crépuscule, pendant 50 ans, sans jamais dépasser la première section de l’édifice.

Je n’ose même pas imaginer ce qu’il aurait pensé en découvrant internet.

Un siècle plus tard, l’avènement et la démocratisation d’internet ont bouleversé les règles de l’accès aux autoroutes de l’information.

En errant au hasard des liens sur Wikipedia, vous pouvez accéder à plus de connaissances que vos ancêtres n’en voyaient défiler en un mois, un an, ou parfois une vie.

En vous inscrivant gratuitement pour des cours en ligne, vous pouvez accéder à du contenu issu des meilleures universités mondiales, que vous pouvez suivre à votre rythme.

Et pour du contenu non scolaire, des centaines de formateurs, coachs et autres experts seront ravis de vous renseigner.

Comment se fait-il donc que certains, en partant de la même boue, puisse créer de l’or quand tant d’autres ne décollent jamais ?

Aujourd’hui, le défi n’est plus vraiment de trouver suffisamment d’information.

Le challenge se décompose en 3 étapes :

[bullet_block style=”size-16″ small_icon=”3.png” width=”” alignment=”center”]

  • Identifier et trouver la bonne info parmi un mélange de signal et de bruit
  • L’assimiler rapidement
  • La mettre en pratique

[/bullet_block]

Si chacun de ses points mérite un article complet, aujourd’hui, nous nous concentrerons sur le deuxième point, le deuxième nerf de la guerre, le temps.

L’une des rares justices sur cette planète est que chacun, de l’intouchable indien au président des Etats-Unis, ne dispose que de 24 heures par jour.

En cédant face aux contraintes de la vie de tous les jours, il n’est que trop facile d’être découragé par l’effort à consentir si vous souhaitez vous former en continu, en vous disant que “vous avez le temps”, que “ce n’est pas le bon moment”, ou que “ce n’est pas si important que ça”.

Et de voir la pile de livres achetés suite à vos bonnes résolutions prendre la poussière sur vos étagères, subissant la concurrence déloyale de votre ordinateur et de votre smartphone.

why we get nothing done

Why we get nothing done, par Stephan Pastis

Si vous sachiez que vous pouvez venir à bout d’un gigantesque pavé en moins d’un mois, et de lire, une moyenne d’un livre par semaine, tout en ayant un travail contraignant et une vie sociale active, jusqu’où pourriez-vous aller ?

Connaitre votre type de mémoire pour lire plus rapidement ?

L’une des choses que l’école aurait du vous apprendre, c’est qu’il existe plusieurs types de mémoire, et qu’une étape vitale pour pouvoir apprendre efficacement et de connaitre celle qui marche le mieux pour vous.

La mémoire visuelle

Si vous êtes capable, en essayant de vous remémorer un cours, de vous souvenir du coin du tableau où le prof avait noté l’info, de la place où vous étiez assis, de ce que votre voisine portait ce jour-là, votre mémoire visuelle est probablement dominante.

Une personne dotée d’une excellente mémoire visuelle est frappée par les photos, les vidéos, les textes, surtout ceux qui font appel aux métaphores, et les visualisations mnémotechniques.

Exemple : au théâtre, pour retenir qui de Cour et Jardin réfère à gauche et droite, on dit de retenir Jules César : J à gauche, C à droite.

La mémoire auditive

Si le dernier tube de la pop vous reste dans la tête une semaine alors que vous ne l’avez entendu qu’une fois, que vous oubliez de déclarer vos impôts mais que vous pouvez chanter Hakuna Matata de tête sans l’avoir écouté en 20 ans, que vous souvenez non seulement de ce que disent les gens, mais aussi de leurs silences et des tremblements dans leur voix, vous êtes un auditif.

Un auditif retiendra d’autant mieux qu’il aura un ancrage sonore : si la situation s’y prête, il aura intérêt à mettre l’information en musique ou en chanson pour créer des associations.

La mémoire gestuelle

“Dis-moi et j’oublierai. Montre-moi et je comprendrai. Implique-moi et je retiendrai.”

La mémoire gestuelle, c’est la faculté d’apprendre en faisant. Tout comme on n’apprend pas à danser le tango uniquement en écoutant des mp3 dans sa voiture, ou à jouer une chanson en lisant une fois la partition, la pratique est laborieuse, mais brutalement efficace.

C’est le méthode qui demande le plus de temps et d’implication, mais également celle qui fonctionne le mieux pour la plupart des gens : pensez aux résultats qu’obtiennent ceux qui trient, réorganisent et recopient l’information dans des fiches ou des mindmaps, à ceux qui appliquent les conseils d’un coach sportif plutôt que de se contenter de visionner l’intégrale de leurs enseignements sur youtube.

Sauf que ce qu’on a oublié de vous dire, c’est qu’en termes de vitesse de traitement, elles ne sont pas égales.

Ou plutôt, pour imiter Coluche, nous dirons que si vous n’avez pas de visuelle, pas d’auditive et très peu de gestuelle, vous serez quand même égaux aux autres, mais ce sera plus difficile.

Votre vitesse de frappe au clavier ? Faites donc un test sur Typeracer.

Vous pouvez vous considérer comme bon si vous approchez des 100 mots / minute, et parmi l’élite mondiale si vous êtes plutôt dans la gamme des 180 mots / minute.

A titre de référence, le record de vitesse sur Smartphone est détenu par Grace Pak (USA), pour avoir tapé un contenu de 264 caractères en 56.57 secondes en 2011.

Et la parole ?

A moins que vous ne fassiez partie de la communauté des rappeurs avec plus de flow qu’un torrent déchaîné, la vitesse à laquelle vous pouvez vous exprimer devrait plafonner autour de 300 mots / minute.

C’est déjà nettement supérieur à la vitesse de frappe au clavier, ce qui est le fond de commerce des technologies de reconnaissance vocale.

Cependant, un élément important est que cette limite porte sur l’élocution et non sur la faculté à traiter l’information : vous pouvez écouter des vidéos à vitesse x2 et x3 et comprendre le message quand même, si le fait que le speaker parle comme Donald Duck ne vous fait pas perdre votre concentration.

Vous voyez où je veux en venir ?

La majorité de la population lit à une vitesse de 200 à 300 mots / minute. Si ça vous parait proche de la vitesse de la parole, ce n’est pas un hasard. La plupart d’entre nous ont tendance à “entendre” une petite voix dans notre tête lire les mots que nous traitons.

Et parfois même, en lisant une interview d’une personne que nous admirons, nous lisons ses réponses avec sa voix. Merci, Morgan Freeman. Ce phénomène, portant le nom barbare de subvocalisation, peut être dépassé, comme nous le verrons plus tard.

Cette limite, tout comme la mythique barrière du mile en 4 minutes, est une construction de l’esprit. Il est possible d’aller, sans trop forcer, titiller les 500 ou 700 mots / minute.

Parmi les personnalités ayant franchi le seuil des 1000 mots / minute, on retrouve, parmi une légion d’anonymes comme vous et moi, les présidents John Fitzgerald Kennedy et Jimmy Carter. A ce niveau, on commence à parler de plusieurs journaux le matin avant d’aller travailler, ou d’un livre par jour.

Ah oui, et pour être d’accord, en séminaire de lecture rapide, un questionnaire de 10 questions vous attend à la fin de l’article, pour vérifier que vous l’avez bien lu et compris.

Votre vitesse brute est alors pondérée par votre pourcentage de bonnes réponses. Donc quand on parle de 700 mots / minute, ça peut être aussi bien 700 mots / minute à 100% de compréhension que 1000 mots / minute à 70%.

Vous voulez un aperçu ? Passez sur Spreeder et amusez vous avec le curseur.

Qui suis-je pour vous parler de ça ?

Le jour où je suis né, les bonnes fées devaient être en grève.

J’aurais aimé, comme dans les contes de fées, être prédestiné à de grandes choses, être doté d’un don universellement apprécié et utile, comme le fait d’être exceptionnellement doué en sport, de savoir dessiner les contours d’univers chamarrés à grands coups de couleurs chatoyantes et de textures sensuelles en quelques coups de pinceau, de faire passer une audience du rire aux larmes en cadençant avec fougue un vers de Cyrano, ou d’électriser des foules de fans hystériques, dont les milliers de cœurs vibreraient au son de mes accords barrés.

Sauf que ça ne marche pas comme ça.

Exit les arcs en ciels et les licornes, j’ai compris que la créativité n’est pas une inspiration mystique. C’est un combat.

Le seul “superpouvoir” que j’ai trouvé, ou plutôt forgé en me battant bec et ongles, c’est une certaine capacité à accumuler l’information rapidement, l’assimiler efficacement, et à fermer ma gueule et agir quand il s’agit de passer à la pratique.

De 250 à 800 mots par minute en 5 jours

Au cours d’un séminaire au titre flairant bon l’arnaque, ayant polarisé les réactions d’une foule plus que limitée (je trouve que la plupart des choses vraiment cool font rarement l’unanimité), j’ai découvert la lecture rapide et efficace.

Marrant comme idée, de rajouter efficace dans le titre, comme s’il fallait faire une concession aux critiques avant même de commencer.

Après un premier essai à froid, le radar me flashait à près de 250 mots / minute, ce qui est dans la moyenne. A la fin d’une semaine de pratique, l’aiguille du compteur frétillait au delà des 800 mots / minute. J’étais glorieusement installé au sommet de la courbe de Gauss, donc si je peux le faire, vous aussi.

Après quelques années de pratique, je peux également enclencher le turbo et passer au delà de 1000 mots / minute, mais je ne le fais que rarement : quand on peut se contenter de 50% de compréhension, c’est que le matériau n’est pas assez intéressant, ou qu’on est passé à côté de l’essentiel.

Après, si vous aimez passer à 150 km/h sur les routes de montagne, c’est vous qui voyez.

Quand utiliser la lecture rapide ?

Read or read not there is no try.

Tout comme la première étape d’un programme de négociation est de savoir quand il vaut mieux ne pas négocier, la première règle de la lecture rapide est que parfois, la meilleure option est de ne pas lire du tout.

Ca peut vous paraître paradoxal comme entrée en matière, et pourtant, c’est fondamental. C’est ce qui nous différencie de la machine : si vous souhaitez retrouver une photo sur votre ordinateur, vous ne pourrez pas rivaliser avec la vitesse à laquelle la machine fouille vos fichiers, un par un.

Mais vous pouvez gagner la course en excluant les dossiers où vous rangez votre musique, vos relevés de compte ou d’autres fichiers moins avouables.

Que vous lisiez une information inutile à 100 mots / minute ou 1000, vous aurez perdu votre temps de toute façon. Faites preuve de discernement.

 Les cimetières de l’information passée

Sauf cas exceptionnel, la météo d’il y a trois jours ne vous intéresse plus.

Ca peut paraître évident, dit comme ça, et pourtant, il est devenu si facile de faire confiance à l’indexation des résultats par les moteurs de recherche qu’il arrive même aux meilleurs de lire des articles étoffés et passionnants avant de se rendre compte, une fois arrivé en bas de la page, que le contenu est obsolète depuis des années.

Certaines infos restent gravées dans le marbre. L’Histoire, par définition, ne change pas trop selon la date à laquelle on la consulte. Mais l’état du marché des téléphones il y a 10 ans vous est-il encore utile ? Le guide du Routard de Syrie d’il y a 5 ans ?

De la même façon, si les compétences du sujet sont rattachées à une terre, vérifiez la provenance de l’information avant de l’appliquer à la lettre.

[bullet_block style=”size-16″ small_icon=”3.png” width=”” alignment=”center”]

  • Iriez-vous chercher une objet haut de gamme sur alibaba.com ?
  • L’auteur sait-il de quoi il parle ? Est-il acteur ou critique de ce sujet?
  • Y a-t-il conflit d’intérêt entre la thèse qu’il expose et ses contributions à l’industrie ?

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 Quand lire comme un escargot. Et en être fier.

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Avec un grand pouvoir viennent les grandes responsabilités. Si la direction n’est pas bonne, le seul résultat que vous obtiendrez en accélérant sera juste de vous perdre plus vite.

La vérité est dure, mais c’est la vérité : si vous voulez aller plus vite, il va falloir faire des concessions sur la compréhension. Si vous pouvez vous contenter de 80 à 90% de compréhension pour vos emails, votre journal ou un livre peu challengeant, face à une lecture dense et riche en concepts et en nuances, il vaut mieux prendre votre temps.

Si votre texte, rédigé dans un jargon précis, aride et spécifique à un domaine d’activité, invite à privilégier la compréhension à la rapidité, ralentissez et soyez précis.

Par exemple, si vous vous apprêtez à signer un document juridique vous engageant sur de nombreuses années, comme un contrat pour le financement de votre résidence, les 15 minutes que vous pourriez gagner à parcourir brièvement le document ne valent pas les 20 ans de regrets que vous traînerez comme un boulet, en ayant manqué une subtile nuance ou une astérisque.

Vous souhaitez apprécier le rythme, la texture et le style des phrases ?  Slow down and smell the roses!

Tout comme il serait dommage de prendre l’autoroute si vous voulez profiter du paysage ou de vouloir visiter tout Paris en une seule journée, ralentissez, et savourez !

Quand enclencher le turbo en lecture rapide

Inversement, la lecture rapide est vivement recommandée dans les cas suivants :

La presse

Si ce n’est pas forcément mon média de prédilection car je préfère me couper des informations négatives, en particulier si je ne peux rien y changer, je reconnais que la presse est la meilleure application pour la lecture rapide.

Le New York Times a la réputation d’être volontairement écrit de telle façon qu’un gamin de 10 ans puisse le comprendre, et les journalistes ont tendance à broder autour de l’info clé afin d’atteindre un quota de caractères pré-défini.

En plus, comme on l’étudiera plus bas, la forme vous y incite, alors foncez !

Livre business / non-fiction

“L’art est soit un plagiat, soit une révolution”, disait Gauguin.

Si je n’accorderais pas les mêmes lettres de noblesse à l’industrie du développement personnel, il me faut reconnaitre que pour une minorité de créatifs qui mettent véritablement des éléments nouveaux sur la table, un certain nombre d’auteurs voient ces livres comme une source de revenu supplémentaire et se contentent du minimum syndical :

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  • reprises de lieux communs
  • d’anecdotes et de citations entendues 10 fois auparavant
  • autopromotion assumée
  • voire même écriture déléguée à un nègre

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Il va falloir trier le bon grain de l’ivraie pour lutter contre l’épidémie de remplissage et concentrer votre temps sur les idées clés du livre.

Éléments de lecture rapide

La subvocalisation

La subvocalisation est un mécanisme qui se met en place chez certaines personnes ayant, dans leur apprentissage de la lecture, superposé le déchiffrage des mots avec leur prononciation à haute voix.

Placez une main sur votre gorge, demandez à un ami de vous observer ou filmez vous. Si vous voyez que vos cordes vocales s’activent inconsciemment pendant votre lecture, vous subvocalisez.

Si marier le son et l’image permet de mieux retenir de nouveaux mots et de favoriser la compréhension d’un texte difficile, la subvocalisation impose une contrainte à la vitesse de lecture : qu’importe que vos yeux puissent traiter 200, 600 ou 900 mots par minute, vous serez limité à votre vitesse de prononciation.

Pour dépasser ce stage, il va falloir “passer en force”, en suivant la technique du défilement pour sortir de votre zone de confort (à la fin de l’article).

Mécanique visuelle : points de fixation

Vous êtes-vous déjà demandé quel était le mouvement de vos yeux pendant la lecture ? Sans doute jamais. Peut-être serez vous surpris d’apprendre que, comme lors de la phase du sommeil où surviennent les rêves (Rapid Eye Movement ou REM), vos yeux avancent par saccades et non de manière fluide.

Ce que ça implique ? Vos yeux, à chaque ligne, cherchent une poignée de points d’ancrage, et votre vision périphérique vous transmet les informations qui entourent ces points. Sur l’image ci-dessous, j’ai représenté en bleu les points de fixation, et dans les rectangles rouges les mots qui sont décodés à chaque étape.

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En pratique, la première chose que vous pouvez faire pour améliorer votre vitesse de lecture, c’est de déplacer ces points d’ancrage pour vous focaliser sur le texte et non sur les marges, augmentant ainsi l’efficacité de chaque point d’ancrage.

Ainsi, sur l’image précédente, il est possible de passer de 9 à 7 points de fixations par ligne en appliquant cette méthode.

Reconnaissance des mots : déchiffrage et survol

Une fois un nouveau mot déchiffré par la méthode du B-A-BA, un lecteur reconnait un mot plus qu’il ne le déchiffre.

C’est la raison pour laquelle il arrive de confondre deux mots visuellement similaires mais sémantiquement sans rapport, ou de sauter aux conclusions en faisant confiance au contexte.

Cette méthode de reconnaissance, fondement de la méthode globale, est également visible dans les langues asiatiques, comme le confirmeront celles et ceux qui ont été assez masochistes pour les apprendre : il est virtuellement impossible de retenir du premier coup un caractères de plus de 20 traits, il faut le décomposer en radicaux, rattachés à des idées et des prononciations.

Une fois le mot assimilé, plus besoin de le décomposer, il est maintenant appréhendé comme un tout et non plus comme la somme de ses parties. Comme si votre mémoire photographiait les mots pour les reconnaitre par la suite.

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Essayez donc les techniques de lecture rapide sur un texte en langue étrangère (que vous comprenez, hein, faut pas exagérer non plus), vous verrez que les fondements restent les mêmes.

L’excès d’information

Une étude réalisée par C.E. Shannon en 1951 (Prediction and entropy of printed English) a conclu que la langue anglaise était à 75% redondante, et que le message pouvait être transmis en ne gardant qu’un quart de l’information !

L’auteur a alors donné à lire à une assemblée 4 versions d’un même texte, une fois avec des lettres omises, sans voyelles, sans consonnes, et un remplacement par une mauvaise lettre.

Forme  1, sans consonnes, difficile à déchiffrer.

[feature_box style=”23″ only_advanced=”There%20are%20no%20title%20options%20for%20the%20choosen%20style” alignment=”center”]

I+  +ou+  +a+++oo+,  ++e+e a+e  ++0  +ea++  ++a++. 0+e  i+ ++e +u+. +ou +a+  ++i+  i+ i+ a++  ++a++ +ou+  +ea+  o+e+. ++e o++e+  +ea++  ++a+ i+  +ou+  +e+i+i+e  +a+i+e+.

+ou+  +e+i+i+e +a+i+e+–a  +ea++  ++a+? ++a+  +ou+++  +++a++e. ++e  ++u++  i++i+e i+ i+  +u++0+e+  +o  +u+e  +ou. I+’+  +0+ +u++0+e+  +o  +i++  +ou.

[/feature_box]

Forme 2, sans voyelles, facile à déchiffrer

[feature_box style=”23″ only_advanced=”There%20are%20no%20title%20options%20for%20the%20choosen%20style” alignment=”center”]

+n y++r  b+thr++m,  th+r+  +r+  tw+  d++th  tr+ps. +n+ +s th+  t+b. Y++ c+n sl+p +n +t +nd  cr+ck y++r h++d  +p+n. Th+  +th+r  d++th  tr+p +s  y++r m+d+c+n+  c+b+n+t.

Y++r  m+d+c+n+ c+b+n+t– +  d++th  tr+p? Th+t  s++nds  str+ng+. Th+ st+ff  +ns+d+  +t  +s s+pp+s+d t+ c+r+  y++.+t’s n+t s+p+s+d  t+ k+ll  +++.

[/feature_box]

Le texte d’origine

[feature_box style=”23″ only_advanced=”There%20are%20no%20title%20options%20for%20the%20choosen%20style” alignment=”center”]

In your bathroom, there are two death traps. One is the tub. You can slip in it and crack your head open. The other death trap is your medicine cabinet.

Your medicine cabinet–a death trap? That sounds strange. The stuff inside it is supposed to cure you.

It’s not supposed to kill you.

[/feature_box]

En version PDF

Ce que Mark Twain peut vous apprendre sur la subvocalisation

Mark Twain, fervent adversaire d’une quelconque réforme de l’orthographe, fit connaitre le fond de sa pensée par les mots ci-dessous, qui, comme les paroles des esclaves d’Autant en emporte le Vent, ne sont déchiffrables qu’en le prononçant à voix haute et en réactivant le mécanisme de subvocalisation, ce qui nous permet de réaliser son utilité dans la phase de déchiffrage.

[feature_box style=”23″ only_advanced=”There%20are%20no%20title%20options%20for%20the%20choosen%20style” alignment=”center”]

“For example, in Year 1 that useless letter c would be dropped to be replased either by k or s, and likewise x would no longer be part of the alphabet. The only kase in which c would be retained would be the ch formation, which will be dealt with later.

Year 2 might reform w spelling, so that which and one would take the same konsonant, wile Year 3 might well abolish y replasing it with i and Iear 4 might fiks the g/j anomali wonse and for all.

Jenerally, then, the improvement would kontinue iear bai iear with Iear 5 doing awai with useless double konsonants, and Iears 6-12 or so modifaiing vowlz and the rimeining voist and unvoist konsonants.

Bai Iear 15 or sou, it wud fainali bi posibl tu meik ius ov thi ridandant letez c, y and x — bai now jast a memori in the maindz ov ould doderez — tu riplais ch, sh, and th rispektivli.

Fainali, xen, aafte sam 20 iers ov orxogrefkl riform, wi wud hev a lojikl, kohirnt speling in ius xrewawt xe Ingliy-spiking werld.”

[/feature_box]

 Ce que les journaux ont compris depuis des décennies

Ah, les journaux papiers. J’ai avec eux une relation d’amour-haine. Un amour pour ce qu’ils représentent, à savoir l’ingénuité et l’efficacité d’un système d’information capable depuis des décennies de vous relayer des bouleversements à l’échelle mondiale en moins de 24 heures.

Et une haine pour leur format si désuet et leur refus de la modernité. Trop grands pour être confortablement dépliés dans les transports en commun, trop fragiles pour être pliés et rangés sans être endommagés, trop vulnérables à la pluie pour être laissés dehors…

Plus que tout, il y avait deux éléments que je ne parvenais pas à comprendre.

Pourquoi, si ce n’est par attachement à la tradition, continuer à imprimer dans un style Times New Roman en dépit des avantages d’une police comme Helvetica ou Calibri, plus lisible, plus compacte et consommant moins d’encre ?

Pourquoi, toujours pour les mêmes raisons d’efficacité, imprimer des articles en colonnes, avec des renvois pas toujours intuitifs lorsque deux articles ou plus viennent s’entrelacer ?

Le serif fait la loi

i-shot-the-serif[1]

Mais que fait la police ?

Le serif, ou empattement dans la langue de Franck Ribéry, désigne les marques aux extrémités des lettres, originellement laissées par les traces de pinceau ou de ciseau lors de la gravure.

Tout comme les dents de sagesse, l’empattement a eu une utilité il y a plusieurs siècles, en permettant d’aligner les lettres gravées à la sueur de son front et de les rendre lisibles de plus loin, mais de nos jours, il n’apporte plus grand chose.

En tout cas, c’est ce que je pensais.

Plus qu’une distinction de geek de la typographie, la présence d’empattement a pour propriété inattendue de rendre la lettre plus agréable à l’oeil, plus “reposante”, et peut être traitée plus rapidement qu’une police sans serif.

Ceci expliquerait partiellement pourquoi les scores de vitesse de lecture sur papier sont supérieurs aux scores réalisés sur ordinateur.

L’impact des colonnes

La raison pour laquelle les colonnes gardent la part belle dans nos journaux m’est apparue après quelques jours de lecture rapide. Avec le recul, ça semble évident :

colonne plus fine : moins de points de fixation. Si l’on peut réduire le nombre de points de fixation à 1 par ligne, et les aligner verticalement, il devient possible de lire “verticalement”, en défilant, et d’affoler les compteurs.

alignementEn pratique

 Technique du doigt / stylo défilant

Une technique toute simple pour dépasser la subvocalisation : pointer votre doigt sur une colonne à 1 point de fixation, comme illustrée plus haut, et le suivre des yeux alors que vous le faites défiler vers le bas à une vitesse supérieure à votre habitude. Dans un premier temps, vous allez vous sentir désarçonné, avant de voir que vous pouvez rapidement vous habituer à ce nouveau rythme, tout en conservant une bonne compréhension.

Sur Kindle : changez en police avec empattement, minimisez la largeur des colonnes pour pouvoir lire en 1 ou 2 points de fixations par ligne, et minimisez l’espacement des lignes pour limiter le temps que vous passez à tourner des pages.

Applications

Voici quelques applications gratuites et commerciales pouvant vous être utiles.

Spreeder, application gratuite. Entrez le texte de votre choix et l’appli vous le convertit en version rapide.

Spreeder

Iris Reading, référence des formations en lecture rapide sur les Etats-Unis

Irisreading

Spritz, qui a pas mal fait parler d’elle il y a quelques années :

Spritz

Testez, expérimentez et vous verrez des résultats !

– Arthur M.

par alexis santin

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