Le développement personnel à la cote, mais c’est encore loin de plaire à tout le monde…

Certes les rayons des librairies grandissent sur ce sujet, mais il faut encore se cacher ou alors avoir une grande confiance avant d’ouvrir, devant d’autres, un livre intitulé “La confiance en soi pour les nuls”.

De plus, pour la plupart d’entre nous, il parait encore difficile d’avouer à ses amis – non-initié à la question – lire un livre sur la spiritualité, sur “comment se faire des amis” ou comment aborder une femme sans se prendre un râteau.

Alors, démystifions les légendes formées autour du développement personnel

Mythe 1 – C’est pour les grands timides

Ceux qui recherchent des solutions à leur “maladie de l’énergie qui ne circule pas” sont souvent les premiers lecteurs. Mais plus on avance, plus la question s’élargit sur la philosophie, la psychologie ou les neurosciences. Ce n’est plus pour “guérir” qu’on utilise le développement personnel, mais pour apprendre à exprimer pleinement son potentiel.

Conclusion : Le développement personnel ouvre un champ d’études exceptionnel qui dépasse le cadre de la timidité, de l’estime de soi et de la confiance.

Mythe 2 – Ca fait “secte”

A partir du moment où l’on parle de spiritualité, on touche un sujet sensible.  De plus la scientologie, basée sur le développement personnel, n’aidant pas, cette idée est inconsciemment présente dans notre esprit. On parle même de nouveau clergé. Mais il nous faut dissocier cette question de spiritualité avec les religions ou les sectes.

Conclusion : En effet les religions on fait une véritable OPA sur la spiritualité. Là où les religions/sectes donnent des réponses toutes faites aux questions existentielles, le développement personnel aide à trouver ces réponses en soi.

Mythe 3 – C’est pour les femmes névrosées fan de psychologie potache

Vous la connaissez surement, celle abonnée à Psychologie Magazine qui vient de se mettre au Tai Chi. Bonne qu’à vous assener de conseils à coup de grandes phrases : sois naturel, c’est le complexe d’oedipe, laisse exprimer la femme qui est en toi…  Alors qu’au même moment sa vie est aussi plate que l’encéphalogramme d’une vache et ressemble à un dimanche soir de novembre dans la Z.I. de Dunkerque (avec ou sans Arlette Chabot).

Conclusion : On peut aimer évoquer les thèmes de la spiritualité, psychologie, zen attitude sans pour autant être une végétarienne bobo fan de yoga.

Mythe 4 – Le développement personnel c’est “chiant”

Alors oui, quand on regarde certains sites un peu morose ou totalement new age, oui, ça n’a pas l’air très fun… Quoi, vous voulez des noms ?

Et puis entre les séminaires d’entreprises gnangnan sur la communication, ou quand on vous dit que votre vie ne vaut pas un kopeck si vous ne vous levez pas à 5h du matin,  avec enchainement de 2 heures de méditation, 1 heure de muscu et à bouffer de l’herbe toute la journée… Forcément ça a du en refroidir plus d’un.

Mais une nouvelle vague de fraicheur souffle éloignant les vieilles feuilles mortes et certains ont pris le pari de rendre le développement personnel plus vivant, plus “normal” aussi. Il n’est plus rare aujourd’hui de voir des jeunes gens lire dans le train un livre du PMBA.

Conclusion : Finis les stages de développement personnel d’une semaine dans les camps nudistes ou néo-bouddhiste dans le Languedoc. La population se rajeunit et les méthodes changent.

Mythe 5 – C’est pour s’améliorer sans fin

Comme une voiture sur laquelle on ferait du tuning – vroum vroum, à sans cesse rajouter un nouveau kit, on devient lourd.

Savoir parler en public, séduire la femme de ses rêves, être heureux, être riche, être sociable… Ça fait beaucoup, mais il ne faudrait pas se transformer pas en geek du développement personnel.

Il est très bien de vouloir s’améliorer dans un domaine, mais si vous voulez atteindre une totale liberté de pensée cosmique, il ne faut pas tomber dans le vice du consommateur glouton.

Conclusion : Appliquer ce qu’on vient d’apprendre pour marcher vers sa direction, trouver son domaine d’excellence et profiter des plaisirs simples. Tout ça pour se retourner sur sa vie plus tard et en être fier.

Le développement personnel ou la philosophie supermarketée ?

Mythe ou pas ? Le développement personnel est un domaine nouveau qui valide les conceptions de vie des philosophes grecs et romains. En ce qui me concerne, je vois le développement personnel comme une aide à l’expression de ce que nous sommes. Le développement personnel c’est de la philosophie passée sous les mains des marketeurs américains. Ça devient plus accessible, plus compréhensible, applicable plus aisément à l’ensemble de la population.

Alors oui, on y trouve de tout dans le développement personnel. Mais comme dans chaque domaine, ceux qui savent discerner le bon du mauvais y trouveront réellement leur compte.

D’ici là méfiez-vous des…