Vous voulez réussir ? Relevez-vous, encore et encore…

Ali mis à terre lors du Combat du Siècle.

Pourquoi Mohamed Ali est-il devenu une légende ?

A 22 ans, Cassius Clay (avant de se faire appeler Mohamed Ali) devient champion du monde des poids lourds.

Mais Ali va nous prouver qu’un champion ne se forge pas dans les victoires, mais dans ce qui suit après les défaites : un champion se relève toujours.

3 ans après avoir gagné les championnats du monde, Ali est destitué de son titre, sa licence retirée et il lui est interdit de quitter le pays pour avoir refusé de servir dans l’armée américaine engagée alors dans la guerre du Viêt Nam.

Sans le droit de boxer pour gagner sa vie, Ali n’a plus d’argent. Son rival, Joe Frazier, lui prête alors de l’argent pour subvenir à ses besoins et pour qu’il puisse finalement retrouver sa licence de boxe après son procès devant la Cour suprême des États-Unis.

Dans « le combat du siècle », le 8 mars 1971, au Madison Square Garden, Ali affronte Frazier.

Ali est favori. Populaire et charismatique champion il doit récupérer son titre injustement retiré.

Au début du 15ème round, Frazier décroche un spectaculaire crochet du gauche qui fait chuter Ali (pour la troisième fois seulement dans sa carrière). Ali, sa mâchoire droite enflée, se relève rapidement, et réussi à rester sur ses pieds jusqu’à la fin du match, malgré plusieurs coups terribles de Frazier. Quelques minutes plus tard, les juges rendent leur verdict: Frazier conserve le titre après une décision unanime, apportant à Ali sa première défaite professionnelle.

Frazier décoche une gauche à Ali

En 1972 et 1973, Ali perd 2 fois, et contre Ken Norton, il se fait casser la mâchoire.

Où est la légende à ce moment-là ?

Plus tard en 1973, Ali gagne contre Norton dans un match revanche, et en 1974 il gagne contre Frazier. Mais Frazier a déjà perdu son titre contre George Foreman.

Ensuite arrive le combat intitulé « The Rumble in the Jungle ». A Kinshasa. Ali contre Foreman.

Personne ne donne une chance de gagner à Ali. A 32 ans, Ali est un vétéran dans le monde de la boxe. D’autant plus que Foreman a précédemment mis K.O. Norton et Frazier au 2nd round seulement.

Dans l’une des grandes surprises de l’histoire de la boxe, Ali met KO Foreman dans le huitième round et reconquiert son titre contre toute attente.

Ali, une fois encore, devient champion du monde.

Et il continua à se battre. Il perd son titre en 1978, à 36 ans contre Leon Spinks, mais le regagne 8 mois plus tard pour devenir le premier triple champion du monde des poids lourds.

Tout en surmontant de terrifiants adversaires de boxe, les plus grands ennemis d’Ali étaient à l’extérieur du ring : la fédération de boxe, le gouvernement américain, les médias. Toujours fidèle à ses principes, Ali est devenu un symbole de l’opposition à la guerre du Vietnam, au racisme et au fanatisme religieux.

On a voulu le mettre KO plus d’une fois. Que ce soit ses adversaires ou l’administration américaine. Et à chaque fois, il s’est relevé. Ses exploits ont dépassé le ring, par ses victoires mais aussi par son histoire et sa personnalité.

Churchill : « Never, never, never give up »

Ce sera la même chose pour vous.

  • Si vous abandonnez le sport après 1 semaine.
  • Si vous arrêtez de parler à des inconnus après 1 semaine.
  • Si vous arrêtez de lire après 1 semaine.

Quelque soit votre challenge.

Si vous abandonnez, ça ne fera jamais rien pour vous.

Vous devez cultiver cette capacité à persévérer.

Quand quelqu’un vous met des bâtons dans les roues, c’est que vous êtes en train de le dépasser

Vous devez développer cette capacité à vous relever après chaque échec.

Car si vous développez cette capacité à apprendre de vos échecs, vous deviendrez inarrêtable.

Vous allez perdre des batailles, mais pas la guerre.

Roger Federer, l’homme aux 17 grands chelems, avait 2 balles de match contre Djokovic en demi-finale de l’US Open, 3 balles de match contre Baghdathis, 3 contre Berdych, 5 balles de match contre Monfils… Et il a fini par perdre ces matchs…

Vous allez vivre des moments difficiles.

C’est inévitable.

C’est l’univers qui vous envoie une épreuve. Pour voir si vous êtes assez fort. Si vous êtes capable de vous relever.

Le psychiatre anglais John Bowlby donnera un nom à ce concept : la résilience. Cette capacité à rebondir plus haut après des épreuves. Votre capacité à vous relever.

 « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort. » Alexandre Le Grand

Votre force se verra dans vos comeback. Dans votre capacité à continuer le combat. A vous relever. A apprendre de vos échecs et à revenir plus fort encore.

Michael Jordan – plus grand joueur de basket-ball de tous les temps selon la NBA.

Usain Bolt : disqualifié en finale des championnats du monde pour faux-départ. Il est triple médaillé d’or olympique l’année suivante.

Herman Maier : aux JO de Nagano de 1998, il est victime d’une chute spectaculaire lors de la descente. Il remporte quelques jours plus tard deux médailles d’or olympiques.

En 2001, Maier est victime d’un terrible accident de moto qui faillit lui coûter une jambe. Après des mois de doute, de travail acharné et de multiples complications, « Herminator » revient à la compétition et remporte sa quatrième Coupe du monde.

Serena Williams : Blessée en 2010, on lui détecte une embolie pulmonaire en 2011, la même année elle est hospitalisée d’urgence à cause d’un hématome suite à son traitement contre cette même embolie. Elle revient en 2012 en remportant Wimbledon, les JO de Londres et l’US Open !

C’est à la veille des plus grands succès que vous aurez vos plus grands échecs.

Lorsque vous êtes sur le point d’abandonner, vous n’avez jamais été aussi près de réussir.

« Un champion se relève toujours » - Cliquez-ici pour tweeter

On mesure les champions aux coups qu’ils peuvent prendre et à se relever. On mesure les champions à leur capacité à ne jamais abandonner.

J’ai réalisé ma première course à pied récemment. Je commençais à voir un voile blanc devant mes yeux, mes jambes ne me portaient plus. Je me faisais doubler par des dizaines de concurrents… J’ai failli abandonner à quelques centaines de mètres de la ligne. Et je me suis répété cette phrase : « C’est au moment d’abandonner que vous êtes au plus près de la ligne d’arrivée. » Chaque pas m’approchait alors un peu plus de mon but.

Que vous soyez un sportif de haut niveau ou que vous vouliez atteindre un objectif personnel : vous allez échouer. Vous allez devoir faire ce qui vous fait peur. Vous allez devoir vous mettre dans des positions où vous vous sentirez vulnérable. Vous devrez faire de nouvelles choses. Vous devrez surpasser vos limites.

C’est à ces conditions que vous vous relèverez encore plus fort.

En tout cas, peu importe que vous veniez de remporter une victoire ou que vous ayez encore le gout de la défaite dans la bouche, j’espère que cet article vous donnera l’inspiration pour continuer à vous battre.

N’abandonnez jamais.

- Alexis




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Commentaires

  1. a écrit

    Excellent Alexis, ton article est très bien exprimé. Enfin moi ça me parle en tout cas.

    Ce que tu dis est vrai, quand nous sommes en échec, les genoux à terre, cela veut souvent dire que sommes aux portes du succès. Je l’ai souvent vérifié.

    Sachant cela, la réussite c’est la capacité à se relever, à chaque fois que nous tombons nous pouvons y voir le signe que demain sera bien meilleur. Mais encore faut-il se relever, sinon nous en seront jamais rien. :)

    Tu devrais publier plus souvent. ;)

    Julien.

  2. a écrit

    C’est toujours le même message, « battez-vous pour vivre la vie de vos rêves », mais ça vaut toujours le coup de le marteler, encore et encore. Car dans une vie, des moments de creux, il y en a… C’est là qu’il faut tenir bon. Avancer lorsque tout va bien, tout le monde le fait ! C’est pourquoi ce genre de répétitions est importante. :)

  3. Youssef a écrit

    Bonjour Alexis,
    Je vous remercie vraiment pour cet article très intéréssant et je pense que l’exemple que que vous venez de nous évoquer est vraiment frappant et nous a bien ouvert les yeux sur la notion d’échec et comment profiter de nos échecs pour réaliser un grand succés, à cette occasion je suggère à tous nos chers lecteurs de lire  » la joie de l’échec » de notre cher Faysal Hafidi que vous pouvez le télécharger gratuitement sur ce lien : http://www.dureveauconcret.com . J’éspère que ce livre en format PDF vous aidera un mieux changer vos idées sur le concept de l’échec et à en faire un levier pour rèussir dans vos projets et bonne découverte.

  4. a écrit

    Finalement on pourrait dire que l’échec n’arrive que quand on abandonne.

    Tant que l’on pas baissé les bras, que l’on continue l’effort et qu’on se relève rien n’est définitivement joué.

  5. Jazzfan a écrit

    Salut Alexis !

    Merci pour l’article… Je galère toujours autant à mettre en place de bonnes habitudes pour m’améliorer dans différents domaines de ma vie.
    Je passe mon temps et mon énergie à des choses inutiles comme le surf sur internet, la télévision… Je passe même mon temps à faire des choses qui me tirent vers l’arrière.
    Je ne sais plus quoi faire, j’ai l’impression d’avoir tout tenté…

    Jazzfan

  6. Yann a écrit

    Tu as « oublié » un très grand :

    Thierry Gueorgiou, avec l’équipe de France à raté 2 fois de suite le relais des championnats du monde à cause d’événements extérieurs : un autre coureur se blesse, il l’aide ; l’année suivante il se fait piquer par une guêpe dans la bouche en pleine course.
    En 2011, en france l’année suivante il réalise le triplé : médaille d’or en moyenne distance, longue distance et en relais

    pour ceux qui n’ont jamais entendu parlé : c’est le meilleur orienteur (en course d’orientation)

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Gueorgiou

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