Comment je suis arrivé en finale du plus grand tournoi de tennis amateur au monde… en partant de 0

J’étais en train de perdre 4-1 dans le premier set du premier tour.

Dans ces moments-là, beaucoup de choses se passent dans la tête. « Qu’est ce que je fais ? » « J’ai pas fait 800 bornes pour perdre au premier tour » « Je vais pas rentrer à la maison maintenant ». Car je m’étais préparé avec soin. Malheureusement, j’étais en train de perdre et dès le premier tour…

6 mois plus tôt, au mois de mai, j’étais assis sur une chaise dans une salle d’attente de la clinique du sport.

Ma nouvelle radiographie de la clavicule était prête et au-dessus de mes 9 radios précédentes. Plus de trois mois s’étaient passés depuis la dernière opération. Et 1 an depuis l’éclatement de ma clavicule.

- Entrez Monsieur.

– Bonjour Docteur.

Dans le bureau du chirurgien, des photos de sportifs, des autographes et des tableaux figuratifs de ballons en tout genre.

Il jette un coup d’oeil à la radio, de près, de loin, puis me regarde  :

« C’est bon, vous pouvez reprendre le sport, mais pas de sport de contact ».

Le verdict est tombé, j’étais soulagé, mais préoccupé. Cela faisait 1 an jour pour jour que je n’avais pas eu d’activité physique – je courais pieds nus quelques dizaines de minutes en décembre dernier. Je n’avais jamais rien porté et pas soulevé mon bras gauche pendant cette période. J’étais incapable de faire une pompe.

Mon corps était flasque, maigre et gras à la fois. Je n’avais jamais été aussi faible physiquement.

Dans le train me ramenant chez moi, une question trottait dans mon esprit.

« Un sport sans contact ? Mais lequel ? »

La réponse du tennis viendra par Fabian, un ami, prof de tennis à Miami qui revenait quelques jours en France. Il me proposa un tennis sur les courts de notre enfance. Et les sensations furent plutôt bonnes.

Cela faisait 10 ans que je n’avais pas touché une raquette. Le tennis ne m’avait jamais vraiment passionné.

Je fouille dans les affaires de mon petit frère et retrouve les raquettes de son prestigieux passé. Mon frère faisait partie de la génération Tsonga, Monfils, Chardy. Moi, je n’ai jamais eu son talent.

Après quelques parties avec Fabian, je reprends goût au tennis et décide d’appliquer ma méthode pour accélérer mon apprentissage.

Et c’est là que ça devient intéressant ;)

1. Accélérer l’apprentissage

J’adore ça. Apprendre rapidement et avoir des résultats concrets.

  1. 10% de recherche
  2. 80% de répétition
  3. 10% d’amélioration

Se former

Je commence à regarder quelques vidéos sur Youtube et à suivre les conseils de coachs : Julien Letennisman.com, Will Hamilton de FYB et Yann Auzoux de fifthset.com

J’échange notamment avec Julien qui me donne mes premiers conseils.

Appliquer les conseils et répéter

J’applique un seul conseil par match afin de l’intégrer complètement et je me concentre sur le processus d’apprentissage et non pas sur le résultat.

Identifier les éléments clés de votre progression. Trouver les 20% qui donneront 80% du résultat.

Appliquer un conseil à la fois

30 matchs : j’ai appliqué 1 seul à conseil à chacun de ces matchs. L’erreur c’est de vouloir intégrer tout d’un coup. Vous devez déstructurer en petits éléments clés et les appliquer un à un.

  • Pas de faute au premier point de chaque jeu.
  • Jouer 3 balles longues au début de l’échange.
  • Faire un « Walking step » pour donner du poids à la balle.

S’améliorer par le retour d’expérience

Je note tout sur un carnet, mes sensations, ce qui ne va pas, ce qui doit être amélioré. Je me filme aussi et demande des feedbacks à des amis ou des coachs.

Je m’inscris à mon premier tournoi à la mi-juin, j’enchaine 12 victoires d’affilée.

Ca m’a donné la motivation de continuer.

2. Identifier son maillon faible et travailler dessus jusqu’à l’identification du nouveau maillon faible

Dans le livre GOAL, Goldratt explique la théorie des contraintes. Cette théorie est en principe appliquée dans le domaine de la logistique. Mais elle marche très bien pour vous améliorer dans n’importe quel domaine.

La théorie des contraintes : identifier l’élément qui vous empêche de passer au niveau supérieur.

Voici successivement mes différents maillons faibles : mauvais cardio, faible mentalement (je ne sais pas pourquoi je veux gagner), seuil de régularité trop bas, aucune tactique, revers instable, smash hésitant…

Par exemple, j’ai gagné mes premiers matchs facilement, mais j’étais le plus fatigué. J’ai fait du cardio ma priorité numéro 1, jusqu’à l’émergence du nouveau maillon faible.

Autre exemple, j’ai mis en place un « défi de revers sur 30 jours » afin de régler le problème du revers définitivement.

Travailler sur son maillon faible du moment

S’entrainer avec spécificité

C’est surement l’élément qui m’a permis de progresser le plus rapidement. Mais pour ça vous devez déjà avoir identifié votre maillon faible, rechercher qui peut vous aider sur ce point, déterminer les 20% qui donneront 80% du résultat, créer votre plan d’action. Et c’est là que vous allez pouvoir vous entrainer avec spécificité. Vous entrainez sur un point crucial de votre jeu.

Au fur et à mesure de votre progression, le maillon faible devient un compartiment très précis du jeu. Par exemple aujourd’hui, je travaille sur mon jeu de jambes dans le jeu de transition.

Grâce à ces premiers éléments, en seulement 3 mois, je termine la saison avec 27 victoires et 4 défaites.

3. Créer un « écosystème » motivant – Trouver des mentors

Identifier l’entourage motivant

Être en contact direct avec eux

Pour ça, je me suis abonné à leurs newsletter, j’ai souscrit à leurs formations.

Leur faire confiance

Les 2 obstacles majeurs de l’apprentissage selon Wyatt Woodsmall sont de dire:

  • « Je le sais déjà »
  • « Je ne suis pas d’accord »

Je fais donc une totale confiance aux conseils qui me sont donnés et j’en tire le maximum.

Leur donner un retour d’expérience

Toujours noter votre retour d’expérience et le partager. Un cerveau extérieur trouvera les éléments pour vous améliorer.

Tout ça m’a permis de créer un environnement motivant. C’est avec cet état d’esprit que je m’inscris pour le dernier tournoi de l’année : les qualifications pour le plus grand tournoi de tennis amateur au monde. Longtemps, j’ai rêvé de faire ce tournoi. Lorsque j’étais plus jeune j’en parlais avec mon frère. C’était l’occasion, mais il fallait d’abord me qualifier dans ma région.

4. Faire ce que les autres ne sont pas prêts à faire

Et c’est très facile à faire.

Ce que je fais et que personne d’autre ne fait :

  • Prendre des notes après chaque match
  • M’échauffer et faire des étirements dynamiques avant le match
  • Me former à la tactique (lecture, formation en ligne)
  • Planifier mes entrainements

Avoir un plan d’action

Les gens font la même chose encore et encore. Que ce soit dans leur vie, leur travail ou au tennis. Ils arrivent, font quelques balles pendant 10 minutes, font un match et repartent.

La plupart des gens vivent leur vie comme ils vont au tennis. Très rare sont ceux qui donnent leur maximum à l’entrainement. Encore plus rare, ceux qui ont un plan d’entrainement.

Les gens arrivent, tapent quelques balles d’échauffement, commencent leur matchs et puis s’en vont. Ils peuvent faire ça pendant 20 ans sans jamais progresser.

C’est pareil dans la vie. Vous pouvez vivre en pilote automatique, faire la même chose encore et encore et vous demander pourquoi vous ne progressez pas.

Vous devez avoir un plan d’action.

Créer des habitudes qui durent

C’est une question cruciale : que devez-vous faire chaque jour pour atteindre votre objectif ?

Que devez-vous faire chaque jour pour atteindre votre objectif ?

Une fois votre plan d’action, vous devez vous donnez les moyens de le réaliser. Et pour ça, il faut créer des rituels. Créer des habitudes qui vont vous renforcer quotidiennement ou chaque semaine.

C’est avec une stratégie claire, un plan de jeu solide et un mental d’acier que je me gagne ma place pour les phases finales de ce tournoi national.

N’abandonnez jamais

Lors de mon premier match, les premiers jeux ont défilé à très grande vitesse : 1-0, 2-0, 3-0… pour mon adversaire.

Je perds 4/1 dans le premier set du premier match. Je me répétais « je n’ai pas fait 800 bornes pour perdre au 1er tour ». Je retourne aux fondamentaux et gagne le set 6/4. Je perds 5/4 dans le 2ème et arrache le match 6/4 7/5.

Le reste du tournoi ne sera qu’une formalité pour arriver en finale.

5. Tout donner à l’entrainement… et profiter

C’est une chance de pouvoir utiliser mon corps comme je le fais. 

J’ai été blessé 1 an. Avant cette blessure, je n’avais jamais eu de pépin physique. J’étais un sportif du week-end. Je courais de temps en temps et faisait du foot le samedi. Mais grâce à cette blessure, je suis revenu plus fort. Je me suis entrainé comme jamais. Je souffrais quand j’ai recommencé à muscler mon corps et à courir. Mais j’avais le souvenir d’être resté allongé sans pouvoir bouger et je me rendais alors compte de la chance de pouvoir utiliser les capacités de mon corps.

C’est une chance aussi de pouvoir faire du tennis.

C’est aussi une chance de pouvoir pratiquer un sport, d’avoir le temps d’avoir un loisir. Je ne l’oublie pas quand je rentre sur le terrain : ça doit être un bon moment.

Une nouvelle passion

J’ai vu aussi comment une passion se forme en quelques mois. Et ce grâce à l’apprentissage et aux résultats rapides. Lorsque vous avez des résultats rapides, vous vous prenez au jeu, ce qui était une activité comme une autre devient une passion.

Cette finale je vais la perdre.

Pour une raison bien précise. Je me suis laissé impressionner – ça me rappelle la lecture de « Winning Through Intimidation » – impressionné par la réputation du glorieux passé de mon adversaire.

J’ai peut-être perdu, mais je n’oublie pas que j’ai fait un excellent parcours et que j’ai vraiment fait de mon mieux.

J’ai pris note des points à améliorer. La saison terminée, je peux me retourner, regarder le chemin parcouru et peaufiner mes nouveaux objectifs.

J’ai échoué en finale.

J’ai échoué en finale.

Cependant, j’ai atteint un niveau que je n’aurai jamais cru possible, grâce à la formation, à la répétition et à l’amélioration.

  • J’ai un plan.
  • Je donne le meilleur de moi-même.
  • Je regarde ce que j’ai appris, ce que je dois faire la prochaine fois, comment le travailler. Et ainsi de suite.

Je vous en reparlerai surement, mon niveau ne stagne plus, c’est comme si je pouvais explorer et exploser mon potentiel indéfiniment. Que ce soit physique, technique ou tactique… Il y a toujours un aspect qui peut être amélioré et me permettre de passer au niveau supérieur.

En suivant ces concepts, vous pouvez apprendre (très) rapidement et atteindre un niveau de maitrise exceptionnelle dans n’importe quel domaine.

A bientôt, sur un terrain peut-être :)

- Alexis
Tennisman

P.S : Si vous êtes tennisman, je vous donne rendez-vous sur le site de l’Académie Tennis-Tactique. C’est là que vous trouverez mes leçons d’apprentissage et de progression rapide au tennis.




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Commentaires

  1. Nico a écrit

    Quel est le nom de ce tournoi ?
    Félicitation pour cet état d’esprit, pour le moment, je n’ai que de gros projets en tête et quasiment pas la force (morale) de m’y lancer…

    • a écrit

      Il faut que tu découpes en petit morceau. Commencer doucement.

      Utilise le tableau :

      Objectif final > Objectif à 90 jours > Habitude (petite action à réaliser chaque jour)

      Tu trouveras ainsi la petite action à réaliser qui aura le plus d’impact pour atteindre ton objectif si tu l’as fait chaque jour. C’est la stratégie des petits pas. Pour le tournoi, c’est la National Tennis Cup.

      – Alexis

  2. YannPi a écrit

    Félicitation à toi pour ce parcours semer d’embûches, mais parcouru avec de la passion, de la persévérance et de la détermination. Après tout ne dit-on pas « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire »?

    Je suis un habitué de tes articles qui sont toujours à la hauteur du fait de la simplicité des termes et concepts développés, qui leur donne toute l’efficacité recherché.

    Je suis un passionné de basket qui avait un peu perdu le feu, du fait des études et du travail assez prenant. J’ai décidé, il y a quelque temps, de m’y remettre et avec ta méthode je sais que je pourrais avoir un niveau meilleur à celui que j’avais auparavant.
    J’ai le même problème que toi concernant le fait de ne pas savoir pourquoi je veux gagner, mais je compense avec la conscience de la chance de pratiquer une activité sportive, qui me fait donner le meilleur de moi…et me fait gagner souvent ^^.

    Je terminerai en louant encore les mérites de ta méthode qui ne doit pas être utilisée seulement dans le domaine sportif mais dans tout domaine, dans lequel on vise une amélioration continu et l’excellence.

    Bonne continuation

    • a écrit

      Bonjour Yann,

      Merci pour ton commentaire.

      Je vais en profiter pour développer le concept de trouver « pourquoi je veux gagner » et identifier vos valeurs fondamentales.

      Répondre à la question pourquoi je veux gagner m’a beaucoup aidé.
      Je ne suis pas un « gagnant », un « hargneux ». Je n’ai pas la grinta naturellement.

      Quand je jouais au tennis plus jeune, je laissais parfois l’autre gagner. Ca lui faisait tellement plaisir de gagner. Moi, la victoire ne m’apportait pas de satisfaction. En reprenant le tennis, j’ai donc dû me demander quelles sont mes valeurs : pourquoi je veux gagner.

      Dans son livre, Ronan Lafaix (entraineur de joueur pro) parle d’un joueur qui perdait constamment en 3 sets. La valeur importante de ce joueur était de s’accrocher mais pas forcément de gagner. Par contre, il lui a conseillé d’arrêter le tennis… Je trouve que c’est dommage. Il faut trouver la valeur que tu veux faire émerger dans ton tennis (basket, violon, guitare, cuisine…). C’est la même valeur que tu essayes de défendre dans ta vie. Dave Logan appelle ça la « Core Value » – votre valeur fondamentale.

      Pourquoi tu veux gagner ?

      Pour montrer aux autres jusqu’où il est possible d’aller
      Pour apprendre
      Pour exploser tes limites
      Pour résoudre un problème (le problème étant : comment gagner le match)

      Tu dois trouver ta motivation, ta « core value » et tout deviendra plus facile.

      – Alexis

      • YannPi a écrit

        Merci Alexis, pour cet additif qui m’a permis ce matin de faire un grand pas dans la réflexion sur cette question de « Pourquoi je veux gagner ».

        En effet, je me suis rendu compte que la victoire en tant que « obtention de titres, de trophée ou manifestation matérielle » ne m’apportait pas autant de satisfaction vu sous cet angle.
        Je suis effectivement plus porté sur ce qui est fait pour atteindre la victoire, car en vrai, quand on regarde ses trophées ou ses médailles après coup (et je suis sûr, sans grand risque de me tromper, que tous les champions abonderont dans mon sens) on ne voit pas le métal, mais tous les instants et moments passés ( travail, sacrifice, partage, rire, pleurs etc.) pour l’obtenir.

        Ainsi, j’en suis venu au fait que, rechercher la victoire a cela de bon en que je serais amené à me dépasser. A la fin, victoire matérielle ou non,ce sera cela ma vrai victoire: le dépassement de mes limites (physiques, psychique), le fait d’avoir donné le meilleur de moi.

        Le développement personnel étant le but ultime de la vie, c’est ce qui sera fait pour atteindre « les manifestations matérielles de la victoire » qui constitue la vrai réussite. (la victoire est une motivation)

        En conclusion, je veux gagner pour exploser mes limites, voir jusqu’où je peux arriver, les trophées n’étant que la cerise sur un gâteau déjà délicieusement bon ^_^.

        J’espère n’avoir pas été trop philosophique lol

        Yann-Pascal

  3. Quentin a écrit

    Excellent article et bravo pour tes résultats!

    C’est article est très inspirant pour moi puisque je suis joueur de badminton et que je cherche justement à exploser mon niveau de jeu.

    J’avais déjà un peu certaines de tes idées (avoir des objectifs aux entraînements, répéter beaucoup…) mais là tu précise la chose à fond. Je pense que c’est ce qui me manquait.

    Je suis membre de ta formation sur les habitudes, et le bad est un des domaines où je voulais m’améliorer. Cependant, j’y suis finalement allé un peu trop relax par rapport aux autres domaines puisque je m’étais dit que je maîtrisait déjà pas mal l’activité.

    Je vais essayer d’être aussi précis que toi afin d’augmenter au mieux ma vitesse d’apprentissage. Tu me boost là, merci ;).

    • a écrit

      Salut Quentin,

      Tu peux répliquer tous les concepts pour le badminton facilement.

      Je ne sais si tu peux être en contact avec des coachs en ligne. Mais tu peux déjà avoir un carnet, écrire ton objectif pour le début de la saison, écrire pourquoi tu as gagné ton match, pourquoi tu as perdu, quels sont les schémas récurrents lorsque tu perds, quelles sont les tendances de tes adversaires…

      Au début on ne sait pas trop quoi écrire et après on trouve de nombreux petits éléments.

      Josh Waitzkin, champion d’échec, puis champion de Tai Chi et Jujitsu explique pas mal de concepts aussi dans son livre l’Art d’Apprendre. Notamment celui de distinguer des éléments de plus en plus petit.

      Plus tu avances, plus tu te rends compte de ce que tu peux réaliser.

      Je t’encourage à faire de même Quentin.

      – Alexis

  4. Azip a écrit

    J’ai quelques notions de graphologies. D’après mon expérience et un ouvrage de référence que j’ai sous les yeux, je peux déduire de ce que je vois de ton écriture que tu as beaucoup d’ambition, une énorme volonté de bouger, de faire des choses, et de la volonté à l’état brut, beaucoup de volonté.

    Je pourrais développer, mais mon objectif en postant ce message est d’attirer ton attention sur ce domaine qui m’a été très utile et qui pourrait l’être pour toi et tes lecteurs ^^

    Sinon, article très motivant. Personnellement, je n’arrive pas à changer mes habitudes. Je crois simplement que je vais m’inspirer de ton exemple et que je vais commencer petit, très petit et le faire même si ça semble insurmontable.

    Et bravo pour ton parcours en tennis !

    • a écrit

      Pourtant j’écris mal.

      Au moins il y a quelques choses de positif :)

      Merci, je ne connais pas ce domaine de la graphologie. C’est toujours intéressant d’avoir un retour.

      N’hésite pas à modifier ton environnement physique et social pour faciliter le changement d’habitude.

      – Alexis.

  5. Naka a écrit

    Je suis touché par ton histoire. Reprendre le sport après une blessure est quelque chose de difficile.
    J’ai vécu à peu près la même chose : arrêt brutal du sport suite à un traumatisme (ça à été effrayant d’entendre le chirurgien me dire « quoi?!? Vous pouvez marcher? Avec vos résultats vous devriez être en fauteuil pour le restant de vos jours! »).

    Bref, je ne pouvais faire que de la piscine, alors j’ai nagé. J’ai commencé petit, après 5 ans sans sport d’aucune sorte.
    C’était une longueur de 25 mètres par semaine, avec des flotteurs, pas plus. A cause de séquelles, je ne pouvais pas forcer. Cela m’a pris 5 mois, mais j’ai réussi à faire deux longueurs sans flotteurs. Au bout d’un an et demi, j’en faisais 4, puis, après 2 ans, 6.

    Aujourd’hui, j’ai retrouvé un corps d’athlète sans me blesser et en suivant à peu près les mêmes étapes que toi. Établir et suivre un plan précis (régime nutritionnel allégé, marcher jusqu’au travail plutôt que de prendre le bus, nager,…) tout en étant attentif à l’évolution des notes (prendre des notes, arrêter avant de me blesser), et ne jamais, jamais sauter une séance de nage.
    Je me souviens avoir même nagé dans de l’eau à 9°C, tellement c’était important pour moi de ne pas sauter ma séance hebdomadaire.

    Je valide donc ta méthode par l’expérience !

    Maintenant, j’ai un nouveau challenge : me remettre aux Arts Martiaux en m’entraînant seul. Je te remercie pour cet article que j’utiliserai comme feuille de route ;)

    • a écrit

      Merci pour ton témoignage. C’est encore plus touchant.

      Bonne chance pour les Arts Martiaux. Regarde ce qu’a fait Josh Waitzin en passant des échecs aux arts martiaux justement. Il a atteint un niveau mondial dans les 2 catégories.

  6. Alexandre a écrit

    Salut,

    Intéressant ton article et ton blog en général, je te lis régulièrement.
    J’aime beaucoup le tennis aussi, mais toujours en non classé, j’ai joué un peu en compet avec l’université Paris sud 11.
    Quand tu dis tournoi amateur, c’est quoi exactement ?
    Faire ce que tu as fait ca force le respect, âpres une longue blessure, apprendre le tennis, le mental la technique et le physique, tu es surdoué c’est bien connaissant la rigueur de ce sport pour avoir des résultats.
    Tu es classé maintenant ? Tu as pas eu trop de problèmes avec ton genou ?

    Alex

    • a écrit

      Salut Alexandre,

      Oui, j’ai vite été classé par la Ligue suite aux 12 victoires d’affilée. Pour le tournoi ça s’appelle la National Tennis Cup – limité à 2/6.
      Pour le genou aucun problème. Pour éviter les blessures au tennis il est important d’avoir un jeu de jambe dynamique (dynamique dans le sens « en mouvement ») – dynamic footwork en anglais.

      Tu éviteras les blessures et mettras plus de poids dans ta balle.

      Je te conseille cette excellente vidéo de Yann Auzoux :
      http://www.youtube.com/watch?v=R5CWAwtijVI

      – Alexis

  7. Rémi a écrit

    Salut Alexis :)

    Franchement respect pour ce que t’as fait ! Devenir aussi bon en 6 mois dans un sport que tu as peu pratiqué et il y a longtemps, c’est très impressionnant !
    Chaque semaine, chacun de tes articles me boostent un peu plus, mais le fait d’avoir un exemple concret (qui est le tient en plus), les démarches que tu as prises… J’avoue que là je suis carrément déterminé à me remettre sérieusement à la guitare ! Je vais relire ta démarche, plusieurs de tes articles pour que je sache où commencer et comment continuer, et je comte bien devenir excellent à mon tour ! :P

    Merci en tout cas pour tout ce que tu fais, sache que ça m’aide vraiment à changer, et en beaucoup mieux :)

  8. bertrand_ a écrit

    Mon nouvel article favori de NH.fr :
    – ton histoire personnelle
    – tes doutes et tes difficultés
    – la méthode mise en place pour progresser

    Mon plus gros défaut : le perfectionnisme. Je préfère ne pas faire plutôt que mal faire.
    Je n’accepte pas de passer par les étapes intermédiaires et les échecs. Rares sont les gens qui décrivent les leurs, et j’ai parfois l’impression d’être le seul à ne pas réussir ce que j’entreprends. Cet article me donne la force pour ne pas me décourager.

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